Tiaret - Revue de Presse

Marché d’El Ksab (M’dina J’dida)



Peu d’affluence en cette veille de l’Aïd L’ambiance était plutôt morne, hier matin, au marché couvert d’El Ksab et autres bazars à M’dina J’dida, notamment avec ces pères, mères de famille et autres flâneurs qui avaient l’air exténués à force de courir, le ventre et le portefeuille vides, en quête d’une vie décente, une vie rendue difficile ces derniers temps avec la rentrée scolaire, le mois de Ramadan et...l’Aïd El-Fitr.  Des pères de famille qui ne savent plus où donner de la tête avec ce pouvoir d’achat qui ne cesse de se détériorer, comme ils disent: «Nous avons tout dépensé pendant ce mois qui s’achève mais qui nous a alourdis par les dettes. Comme vous voyez, il reste aussi les habits des enfants, les gâteaux. Sans parler des factures d’eau et d’électricité qu’il faut impérativement payer. Mais que voulez-vous qu’on fasse, à chaque fois qu’on relève un peu la tête, c’est le couperet. Et re(belote), l’on tombe dans la gueule du loup, ‘Hadi hia miichatna’!» Ces propos ne diffèrent pas de ceux prononcés par cette mère qui reconnaît avoir du mal à habiller ses trois enfants, dont une adolescente. «Pour les enfants en bas âge, les prix sont plus ou moins abordables, à l’exemple des ensembles. Mais pour la troisième fille, je ne pense pas pouvoir la satisfaire, car il ne me reste pas grand chose dans le porte monnaie». Le cœur n’y est plus également pour ces commerçants du marché d’El Ksab qui se trouve en ville-nouvelle et dont certains avouent avoir même des difficultés à liquider les premiers stocks de marchandises: «Il n’y a pas à pavoiser cette année. A comparer, avec l’année dernière en pareille période, c’est la grande catastrophe. D’abord, il y’a eu la foire qui nous a massacrés avec l’ouverture de ses stands jour et nuit, ajouter à cela la prolifération de ces commerçants occasionnels et informels qui ont faussé toutes nos prévisions», soutient un marchand de chaussures qui fait état du manque d’affluence cette année par rapport à l’année dernière. «On ressent aujourd’hui que le pouvoir d’achat y est pour beaucoup mais ce que je peux vous dire est que les prix des articles que j’expose sont très abordables. Ce que je ne comprends pas, c’est d’où provient cette marchandise. Nous, nous sommes approvisionnés de Aïn El Fakroun, Tajnent, Aïn El Hadjel (M’Sila), Souk Sidi El khattab, Hassi Lafdel (Tiaret), de partout. A des prix très concurrentiels et à telle enseigne qu’on se demande si les produits fabriqués en Algérie auront une longue vie face à tous ces produits ‘made in China’. le hic est qu’on assiste à un nombre incalculable de commerçants pour des poches presque vides», lâche un commerçant qui a vu son chiffre d’affaires baisser de moitié par rapport à la veille de l’Aïd de l’année passée. Pour autant, l’habillement continue de préoccuper nombre de jeunes, notamment les adolescents, pour la plupart en quête de nouvelles marques, de vêtements de «leur époque» ou encore selon les moyens de chacun de leurs parents. Il serait faux de dire que le taux de fréquentation à M’dina J’dida est le même que celui du marché d’El Ksab. La ville nouvelle demeurera toujours ce lieu de ralliement qui ne désemplit pas de visiteurs à la recherche d’un vêtement de qualité mais à un prix modéré. «Nos enfants ont droit à la fête et on n’a pas le droit de les frustrer», explique ce père de famille, un habitué des lieux, sans doute.   Safi Z.
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