
Les semaines se suivent et se ressemblent. Rien de nouveau et de particulier à signaler si ce n'est quelques sorties de certains leaders de partis politiques qui, au final, n'apportent rien de plus qui boosterait cette période de précampagne électorale pour les élections législatives de mai prochain. Le décor est planté maintenant que la dure étape de l'élaboration des listes des candidats est achevée. L'argent sale plus communément qualifié de ch'kara, a fait, durant un moment, l'actualité.Le ministre de la Communication dresse deux lignes qui doivent servir de feuille de route pour la presse et les médias durant la campagne électorale. En un mot, cela signifie clairement, pas d'échos pour les appels au boycott des élections. Cela fait débat. Enfin, timidement, voire très timidement. A la fin de la course, chacun fera ce que sa ligne éditoriale lui dicte.Mais où sont donc les fameux 54 partis en course pour les prochaines élections législatives de mai' A chacun sa stratégie et c'est de bonne guerre. C'est assurément à qui peaufinerait au mieux son plan d'action. L'heure doit être au choix des affiches et à la sélection des intervenants une fois les tranches horaires fixées pour la radio et la télévision. Ils ne doivent pas être nombreux à se bousculer au portillon par manque de personnel habitué à s'exprimer dans les médias lourds. Il y a un début à tout et une place de député vaut bien des efforts.Se positionnant en leader, le FLN par la voix de son SG, Djamel Ould Abbès affiche sa confiance et appelle au vote massif, lui qui table sur un taux de participation de plus de 50%. La réalité aujourd'hui partout dans le monde est à une faible participation.Les préoccupations des électeurs sont aux antipodes des attentes des politiques. Le FLN reste optimiste.Avec plus de sérénité, le RND appelle aussi aux urnes le jour J en présentant à chaque sortie ses propositions de débat de campagne, visiblement plus centrées sur l'économie, situation économique de l'Algérie oblige. Le vieux parti de l'opposition, le FFS, qui, dit en passant, n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la disparition de son leader charismatique Hocine Ait Ahmed, mise sur le renouveau avec les jeunes et s'attaque aux oligarchies qui veulent maintenir le statu quo. Les autres formations politiques se manifestent comme elles peuvent et certaines se limitent à la présentation et la promotion de leurs candidats à la députation.A leur décharge, les partis politiques étaient éclipsés par une actualité économique, l'affaire Tahkout. Affaire qui a suscité une vive polémique. Les voitures de l'usine arrivent-elles entièrement assemblées où il ne resterait à ses employés qu'à placer des roues' Les travailleurs crient au complot et jurent que tout est fait à Tiaret à partir des carcasses de véhicules importées. Une mission d'enquête est dépêchée sur les lieux. L'usine est enfin réhabilitée. Beaucoup de bruit pour rien apparemment. Pour avoir visité une fois une usine d'un constructeur automobile, force est de noter que l'évolution technologique et technique est tel qu'il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il s'agit d'un lourd investissement financier et d'une grande expérience en la matière qui sont mis au tapis pour faire face à une rude concurrence.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim TAZAROUT
Source : www.lexpressiondz.com