Tiaret - Revue de Presse

Lutte contre la punaise



« C?est l?affaire de tout le monde » La punaise des céréales, communément appelée « punaise ravageur » et que les autochtones désignent encore sous le vocable de « Moutbig », semble avoir trouvé, dans les champs, plus particulièrement dans les blés tendres et durs et à la faveur des fortes chaleurs saisonnières, un terrain fertile pour s?adonner à son travail de dépréciation des céréales. Signalée dans un espace bien défini, dans certaines communes de la wilaya, comme à Si Abdelghani, Aïn Dzarit, Aïn Hedid, Rosfa et Madna, le dispositif a été vite mis en place, nous dira une source au niveau de la DSA, grâce à la collaboration des techniciens de l?institut national de la protection des végétaux, pour en traiter jusque-là plus de 11 000 ha. Le premier responsable du secteur agricole à Tiaret, Mouici Abdelkader, croit savoir qu?après analyses, « ils ont afaire à une punaise dite de 3ème et de 4ème degré ». C?est à dire à une sorte de ravageur peu nocif qui, en s?attaquent à la plante, la déprécie et altère sa qualité mais n?endommage pas l?épi. Le dispositif mis en place s?est avéré relativement concluant car « la lutte ne concerne pas uniquement les services techniques habilités mais tous les agriculteurs qui, munis d?un pulvérisateur et du produit (le Gongflu), mis à leur disposition, doivent aussi s?impliquer en procédant au traitement d?éventuelles surfaces infectées ». Seize autres citernes aménagées sont prêtes à être intégrées dans le dispositif, sous le contrôle d?équipes de l?INPV. « A l?efficacité prouvée, le produit bien utilisé évite des pertes inutiles à un moment où la récolte s?annonce bonne de par une pluviométrie appréciable », ajoute ce responsable qui ne s?embarrasse pas de revenir sur « les résultats satisfaisants concernant la lutte contre le rat des champs ou même du criquet local, dit marocain, circonscrit à une zone bien déterminée ». Histoire de dire que les dégâts, ceux présentement décrits et induits par des facteurs liés à des phénomènes aujourd?hui récurrents dans l?agriculture, peuvent être limités sinon enrayés pour peu que « tous les intervenants dans le processus agraire jouent le jeu ».
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