La «route de la mort» continue à tuer à El-Kerma
Traverser sans risque la chaussée à l’entrée de la ville d’El-Kerma est un défi que beaucoup préfèrent ne pas tenter de relever: les lieux ont enregistré de nombreux accidents mortels…
La seule idée de devoir aller d’un bord à l’autre de la RN4 fait frémir les gens qui courent après les moyens de transports collectifs devant les conduire aux communes et wilayas voisines. Parmi les accidents qui ont le plus marqué les citoyens, celui de la semaine dernière au cours duquel un jeune garçon d’à peine 14 ans a perdu la vie sur le chemin du retour au foyer familial. Face à cette dangereuse hécatombe, les citoyens en appellent aux pouvoirs publics auxquels ils demandent d’agir dans l’immédiat pour protéger leurs vies. Selon des sources concordantes, une moyenne de 3 accidents de la circulation par mois est enregistrée au niveau du point noir que constitue l’entrée du chef-lieu de la commune d’El-Kerma. Concernant la multiplication des accidents, nos interlocuteurs en imputent la responsabilité tout aussi bien aux piétons qu’aux exploitants des moyens de transport en provenance des wilayas de Sidi B el Abbès, Mascara (Mohammedia) et Tiaret qui immobilisent leurs véhicules sur l’autoroute à chaque signe des passagers. La responsabilité est également imputable aux moyens de transports desservant les communes limitrophes et qui font fi de l’obligation qui leur est faite de devoir rentrer à El-Kerma chef-lieu de commune surtout que la gare routière se trouve à l’intérieur du village et ne plus s’arrêter dans sa périphérie et sur l’autoroute. Approchés à ce sujet, des élus de l’APC déclarent que les lieux disposent d’une passerelle mais que les citoyens ne l’utilisent que très rarement et préfèrent traverser à pied et au risque de leur vie la chaussée. Ces mêmes interlocuteurs assurent qu’il s’agit surtout des écoliers qui traversent quatre fois par jour «la route de la mort» et qui refusent d’escalader la passerelle. Pour arrêter cette hécatombe, les citoyens demandent à la direction des transports d’être plus sévère avec les transporteurs qui arrêtent leurs véhicules au milieu de l’autoroute pour prendre en charge des passagers. La gare routière ou ce qui en tient lieu se trouvant à l’intérieur du village, les transporteurs devraient y stationner leurs véhicules et prendre les passagers qui s’y regroupent. Un dispositif interdisant aux citoyens de passer à l’autoroute devrait aussi être installé. De la sorte, les piétons seront mis dans l’obligation d’emprunter la passerelle métallique. Leur sécurité en dépend.
Amine R.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com