« La wilaya de Tiaret vit des problèmes environnementaux liés, dans leur majorité, au développement qu'ont connu la région, sa population et surtout l'activité humaine qui a pour conséquences l'érosion et l'appauvrissement des sols, la désertification, l'urbanisation anarchique et incontrôlée, la dégradation du cadre de vie, le manque d'espaces verts et la mauvaise gestion des ordures ménagères ».
Voilà en résumé les propos introductifs des responsables de la direction de l'Urbanisme concernant le bilan du secteur pour l'année 2008. Des problèmes, au demeurant irréversibles pour certains, mais qui pourraient s'atténuer pour peu que les programmes lancés se réalisent sur le terrain, même s'il faut user de mesures coercitives. La région de Tiaret, qui s'étale sur un vaste territoire de 20 000 km2, se caractérise par un relief fort dégradé au nord et une désertification qui avance à pas de géant au sud, du fait des labours et pacages illicites intensifs pratiqués sur la steppe. S'agissant du plan d'action 2008, en partie exécuté, le directeur de l'Environnement rappelle « la réalisation de centres d'enfouissement, le renforcement des communes en matière d'équipements de collecte, l'élaboration du plan de gestion des espaces verts à travers la wilaya et le renforcement de l'éducation environnementale ».Mesures coercitivesUn programme de gestion des déchets spéciaux (PROGDES) a été l'autre action spéciale destinée, après inventaire, à l'ouverture de sites pour déchets inertes, suivi de six opérations de 7 000 kilogrammes de déchets pharmaceutiques détenus par la CNAS. Opération effectuée par le biais de l'incinérateur de l'hôpital. Dans le cadre de l'activité minière (exploitations de carrières et de sable), la commission chargée de l'étude et du suivi, ajoute-t-on, a émis 3 avis défavorables sur les 18 demandes présentées. Ces rejets l'ont été à cause de l'implantation de ces carrières, soit sur un terrain agricole, soit dans un domaine forestier. Quant au recouvrement des taxes induites par les activités polluantes ou dangereuses (TAPDE) sur l'environnement, la direction, après avoir dressé un état comparatif avec taux à titre indicatif entre l'année 2002 et 2007, fait savoir que la progression reste constante puisque passant de 23,10% pour 2002 à 66,31% pour 2007. Un recouvrement au demeurant loin des objectifs avec un montant encaissé de 5 983 054,34 DA sur une constatation de 9 099 750,00 DA pour l'année 2007. En 2008, le taux de recouvrement était de 90,73%, soit 8 551 529,93 DA d'une assiette de 9 425 000,00 DA. Une hausse expliquée, selon M. Ghezli Achour, par « le renouvellement annuel de la liste des contribuables et l'application des mesures coercitives : saisie-arrêt, non délivrance de l'extrait de rôle, entre autres, par la direction des Impôts ». Au-delà de cet entrain, si relatif soit-il, la direction n'a pu s'empêcher de relever « la non collaboration avec ses services de certaines APC, de la DPME et des impôts ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Fawzi
Source : www.elwatan.com