
L'ancien «wali-promoteur» avait fait réaliser des logements sociaux sur le littoral. Des logements qui sont pour la moitié loués par leurs attributaires aux estivants.Sur la rive gauche de la ZET de Rachgoun, la saison estivale est bien mal partie avant d'avoir été entamée. C'est ce que d'aucuns des visiteurs ont constaté, en particulier ceux désirant, en ces jours de premières chaleurs, se rendre sur sa plage en passant par le territoire de la commune d'Oulhaça. En effet, le passage est peu aisé, voire impossible à certains moments, depuis l'installation d'un marché de gros de fruits et légumes à ciel ouvert sur une «tahtaha», à l'entrée même de la ZET. La circulation automobile est engorgée par la dense présence de camions et de camionnettes.Plus encore, c'est le règne de la saleté et de la poussière. En fait, ce marché se tenait quelques kilomètres plus loin, en contrebas de l'agglomération de Tadmaya. Il a été délocalisé à juste titre parce qu'il squattait un terrain de jeu. Mais, bizarrement, les autorités locales jetèrent leur dévolu sur la ZET. Or ces mêmes autorités ne sont pas à leur premier impair en cette zone dont elles ont fini par rendre répulsifs les abords. Il y a eu d'abord, il y a une décennie, un wali qui, désireux de se prévaloir d'avoir promu l'investissement touristique, avait attribué un terrain de plusieurs centaines de m2 à l'entrée de la ZET à l'EPLF de Tiaret à l'effet de réaliser un hôtel et des bungalows. Non seulement cet OPGI n'était pas un professionnel du tourisme mais encore le complexe allait profiter à son personnel, aux copains et aux coquins, ce qui n'est rien d'autre qu'un partage de la rente, loin des retombées d'un tourisme bien compris.Le chantier a été lancé sans permis de construire ni suite à une concession en bonne et due forme du terrain. Un successeur du wali «promoteur» stoppa le massacre mais, à ce jour, les carcasses du bâti réalisé demeurent témoins de la gabegie. Aucune autorité n'a pu finaliser une solution pour rendre le site en l'état primitif. L'ancien wali «promoteur» avait également fait réaliser sur la ZET des logements sociaux, ce qui est un non-sens, d'autant que le terrain ne manquait pas ailleurs.Autoritariste, il a fait édifier quatre immeubles d'un total de 60 logements. Ils sont pour la moitié loués par leurs attributaires alors qu'en été, ils sont tous désertés pour être loués à des estivants. Du coup, la saleté s'amoncelle du fait de l'absence d'entretien à leurs abords, tout près d'un complexe touristique et de la base nautique dépendant de la DJS. Pis encore, si en amont, la commune a concédé quelques travaux de nettoyage, elle s'en est abstenue au-delà. Rencontré, le propriétaire du complexe touristique s'est dit outré. Il s'est promis de mettre le holà sur la manière peu cavalière d'agir de l'APC. Sa première action consistera à l'ester en justice si elle s'avisait encore cette année de concéder à un tiers le 1,3 ha de plage loué par lui depuis des années auprès des domaines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com