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Les conseils des «anciens» maires aux prochains élus



Les conseils des «anciens» maires aux prochains élus
Les communes ont été gérées par des délégations spéciales après l'indépendance jusqu'à la promulgation, en janvier 1967, du Code communal qui a permis, le mois suivant, d'élire les premières Assemblées populaires communales (APC).Les APC existent donc depuis un peu plus de 50 ans mais les communes ont eu leurs maires dès l'indépendance, à l'exemple de Moulay Ahmed Belkheir qui a occupé ce poste, enter 1962 et 1967, dans la commune d'Aïn Hadid (daïra de Frenda, wilaya de Tiaret) après sa participation à la guerre de libération nationale au cours de laquelle il a été arrêté et emprisonné par l'armée d'occupation française avant d'être libéré à l'indépendance. Il a été le premier maire de cette commune avant de devenir à quatre reprises successives membre de l'APW. Agé aujourd'hui de 94 ans, il a livré à l'APS ses souvenirs de maire au lendemain de l'indépendance : la tâche n'était pas facile car la situation léguée par la France coloniale était catastrophique. Il fallait prendre en charge de milliers de veuves, d'orphelins, d'invalides et d'analphabètes. Il fallait reconstruire tout ce qui a été détruit et redonner espoir aux citoyens. A cette époque, dit-il, le maire devait faire preuve de ténacité et de sagesse dans sa gestion. Moulay Ahmed Belkheir a été candidat, en 1969, aux premières élections de l'assemblée populaire de wilaya et élu en tant que membre de l'APW à Tiaret. Il sera reconduit à quatre reprises successives à cette mission. Dans ses propos rapportés par l'APS, il se souvient qu'à cette époque, l'APW était une autorité de proposition et de prise de décision. Elle ?uvrait pour l'intérêt général de la wilaya, en réunissant des membres loin de parti-pris personnels, d'intérêts les plus étroits. A l'APW, on discutait du budget avec sérieux et on proposait des projets répondant aux préoccupations du citoyen. Un autre ancien président d'APC bien que plus récent, Hacène Brahmia qui avait assuré un mandat électoral entre 1982 et 1984 à l'Assemblée populaire communale (APC) de Boumahra à Guelma, a également fait part à l'APS de ses appréciations quant au rôle de l'élu local. Le "vétéran" de l'APC de Boumahra, distante de 7 km du chef-lieu de wilaya, affirme d'emblée, qu'un candidat aux élections locales doit toujours être disposé à prendre en charge les préoccupations quotidiennes des citoyens et à penser constamment aux modes de relance du développement notamment dans une commune de la taille de Boumahra Ahmed qui totalise une population de 20.000 âmes. Il a, à cette occasion, mis l'accent sur «la valeur du travail» en affirmant que, durant sa mandature, l'APC a réussi grâce à la mobilisation de ses travailleurs et de ses ressources financières propres, à réaliser des équipements de «grande utilité» pour la population dont un siège pour la pharmacie et des logements nécessaires pour la fixation dans la région de cadres des secteurs de l'éducation et de la santé. Il rappelle que conformément au code de 1980, l'APC d'alors se composait de travailleurs et d'agriculteurs et travaillait dans «une totale harmonie». Il fait remarquer que les services de la commune géraient le réseau d'approvisionnement en eau potable (AEP) ainsi qu'un certain nombre de locaux et une carrière dans la région Ennadhour. Il insiste sur la réhabilitation des secteurs stratégiques de la wilaya dont l'agriculture car la région a une vocation agricole par excellence, l'exploitation des vastes terres de la wilaya, la promotion de l'industrie agroalimentaire et la réhabilitation des structures industrielles de la wilaya.
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