Embouteillages de candidats au niveau de certains partis
La campagne pour les législatives du 17 mai prochain vient d’enregistrer les premières bousculades, genre «pousse-toi que je m’y mette», dans les rangs des partis installés à Tiaret.
Toute honte bue et sans aucune retenue ni dignité, les arrivistes, les parachutés, les caciques, les apparatchiks et les candidats traditionnels ont tous fait mouvement vers leurs bureaux respectifs pour se porter sur les listes de candidatures. A une exception près : le bureau du Parti des travailleurs de Louisa Hanoun n’a pas fait entorse à la règle de la démocratie et à l’égalité entre ses militants. Le FLN, avec des syndicalistes, médecins, universitaires, fonctionnaires, entrepreneurs, retraités, chômeurs et tous ceux qui ont retourné casaque, s’est ainsi retrouvé dans une véritable mélasse, ou plutôt dans un capharnaüm, avec plus de 120 candidats issus des différentes kasmas de la région. En optant pour une collecte aussi massive, le FLN donne l’impression de faire dans la démocratie et la transparence. Celles-ci ne sont cependant que de façade car le dernier mot reviendra à la commission nationale de candidatures. Gageons que ce n’est pas n’importe quel nom qui sera retenu! A titre illustratif, signalons les noms de quelques possibles candidats donnés par la rumeur : Hadjar Abdelkader, actuel ambassadeur en Egypte, proposé sur la liste de Tiaret, Houari Tayeb, secrétaire général de l’Organisation nationale des enfants de chouhada proposé à Meghila, Kada Kaddour, P/APW, le professeur Rahmoun Mostafa, le Dr Belarbi, le Dr Boualga ainsi que tous les députés qui ne veulent pas lâcher prise, encore moins accepter la politique de l’alternance tant prônée par les décideurs du parti... Par ailleurs, comme il est de tradition dans les législatives, chaque région veut lancer les enchères en accaparant une certaine légitimité d’origine territoriale des personnalités candidates, tels Belkhadem qui serait candidat à Sougueur et Hadjar à Tiaret... Le RND, quant à lui, est pris dans un engrenage mal huilé avec un certain embouteillage en tête de liste. Ainsi, Boutouiga Benhalima, député et membre du bureau national se trouve bousculé par le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghoulamallah, le SG du bureau de wilaya, Belkheiri Hamid et le Dr. Ouahrani Med. La bataille pour la survie ne donnera pas forcément raison aux quatre potentiels candidats, à moins que... ! Le MSP, autre parti de l’alliance présidentielle, tout en affichant une certaine sérénité, semble aller aux urnes avec les mêmes candidats qu’auparavant. Concernant les autres partis, les bruits de la ville signale que le FNA a déjà une idée sur le contenu nominatif de sa liste régionale et que le PRA, qui vient d’être introduit à Tiaret, a déjà deux prétendants à la candidature avec Boutamra Abdelkader, un transfuge du FNA pour des raisons politiques, et Moussa Touati, au risque de disperser ses voix, diluant ainsi ses chances... Les indépendants sont aussi dans le coup. Trois listes ont ainsi été confectionnées, dont une conduite par l’ancien P/APW, en l’occurrence Yazid Benaïssa, un dissident du RND qui veut faire cavalier seul. En somme, la campagne pour les législatives serait, à en croire des observateurs politiques avertis, à un tournant décisif pour tous les partis engagés. Cependant, les citoyens ne croient plus aux discours lénifiants ni aux promesses des uns et des autres. Iront-ils alors voter le jour ‘J’?
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com