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Le sport favori des partis REDRESSEMENT, PURGES, DISCORDES, REPRESAILLES...



Le sport favori des partis                                    REDRESSEMENT, PURGES, DISCORDES, REPRESAILLES...
Tant qu'il n'y aura pas de retour à une réelle dynamique politique, leur implosion sera une constante nationale.
La répression et les purges au sein des formations politiques secouées auparavant par des mouvements de redressement chroniques, est en passe de devenir le sport national favori de tous les partis, toutes obédiences confondues. Dans un climat de statu quo général, ces tournants autoritaires, sur ordre du plus fort, marquent à eux seuls la scène politique. Au FLN et au RND, on s'apprête à régler ses comptes avant les élections locales.
Les règlements de comptes sont devenus une tendance nationale. Forcément, on ne tolère ni débat ni voix discordantes dans ces formations. Après les purges contre les secrétaires des mouhafadas d'El Harrach, de Bouzaréah, de Hussein Dey et de Tiaret, déjà écartés, le FLN accrédité d'un score spectaculaire aux législatives, dépassant de loin toutes ses prévisions, va continuer sur sa même lancée, soutiennent les observateurs. Bien qu'il soit désormais le passe-temps favori des pseudo-politiques, ce problème récurrent ressemble à celui de la quadrature du cercle. Le secrétaire général ne pardonnera jamais à ses militants coupables de lui être hostiles. Cela ressemble plutôt à la faillite spectaculaire de principaux partis, qui recommence à la veille de chaque échéance électorale. Ces partis impuissants à instaurer un fonctionnement sain, un débat ou une alternance démocratiques, ne cessent de se diviser, et leurs militants se retrouvent face-à-face dans les tranchées. Le RND, de son côté, mène une même campagne de sanctions sous prétexte de restructuration au niveau de ses instances régionales. Pas moins d'une dizaine de coordinateurs de wilaya seront remplacés, indique-t-on. Le FFS et le FNA ne sont pas épargnés par ces discordes récurrentes. La fronde s'élargit de plus en plus au sein de ces deux formations. Les crises continuelles des formations politiques sont la conséquence directe des «accointances avec les sphères du pouvoir, assumées ou non par les partis politiques», indiquent les observateurs de la scène politique. Les dissensions qui ont secoué la majorité des politiques avant les joutes électorales ne se sont pas atténuées au lendemain de l'annonce des résultats. «La crise interne au sein des partis est superposée à celle du système politique en place», souligne-t-on. «De plus en plus l'offre est en deçà de la demande», estiment-ils encore. Le scénario ne diffère en rien d'un parti à un autre, il est plus souvent motivé par un opportunisme béat. La crise de confiance n'a épargné aucun parti. La culture politique dominante sur la scène est réduite pour les appareils politiques, à l'«emplacement» au sein de l'APN, dans d'autres instances élues et dans l'Exécutif, et la conception «alimentaire» de la chose politique pour la multitude d'autres partis reflète «une crise structurelle du système politique», estiment les analystes. En outre, le score «mitigé» obtenu par certains partis a exacerbé la discorde. Par-dessus tout, «la vie politique chez nous est gérée d'une manière administrative», affirment plusieurs politologues. Tant qu'il n'y aura pas de retour à une réelle dynamique politique, l'implosion des partis dont l'activité politique est motivée par des intérêts personnels ou de clan, «l'implosion des appareils et associations à caractère politique sera une constante et un sport national», soulignent-ils encore.
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