
Le ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a mis en place, cette année, un plan afin que le mouton soit « à la portée du simple citoyen ». C'est ce qu'a déclaré, hier, Abdesselam Chelghoum, première responsable de ce département. Le but est d'éliminer les « intermédiaires », directement impliqués dans la hausse des prix du cheptel.456 points de vente dans 33 wilayas du paysLors d'une réunion avec les représentants de la Fédération nationale des éleveurs et des responsables du ministère du Commerce, le ministre a indique que l'opération de vente des moutons a bénéficié d'un encadrement rigoureux, en vigueur depuis plus d'un mois. Pour mener à bien cette opération, de nombreuses réunions ont été organisées avec les représentants des éleveurs. Une instruction a été donnée pour que des lieux de vente soient aménagés au niveau de toutes les wilayas. 456 points ont été délimités dans 33 wilayas par les walis. La capitale, à elle seule, sera dotée de 14 points de vente. La nouveauté : ces espaces seront équipés de toutes les commodités. Services vétérinaires, aliments de bétail et sécurité seront assurés.Mieux, le ministère de l'Agriculture a décidé de fournir l'aliment de bétail aux éleveurs à partir du 1er septembre prochain pour leur éviter le recours au marché noir. « Nous avons pour objectif de rapprocher ces points de vente de tous les citoyens notamment au niveau des grands centres urbains. La bataille est commerciale. Il faudrait éviter le recours aux intermédiaires, responsables de la hausse des prix. Faites circuler l'information », a-t-il lancé à la presse. Le ministre fera savoir que le cheptel ovin et caprin est de l'ordre de 27 millions. Une richesse non négligeable, souligne-t-il, se disant surpris par ceux qui parlent d'importation de moutons. « C'est malheureux d'entendre cela. Nous devons entretenir cette richesse largement suffisante pour satisfaire la demande nationale », a soutenu Chelghoum.La production céréalière en baisse de 11% cette annéeEn réponse aux questions des journalistes, le ministre a tenu à apporter quelques éclairages concernant la production céréalière au titre de la campagne moisson-battage (2015-2016). Cette année, elle a connu une baisse de 11%. Elle était de l'ordre de 37 millions de quintaux l'année dernière et elle a chuté à 33,4 millions de quintaux. La cause ' La sécheresse enregistrée au niveau de quelques régions de l'Ouest, dont Aïn Témouchent, Sidi Bel-Abbès et Tébessa, et le verglas à Tiaret. La baisse fut importante surtout dans les wilayas de l'ouest du pays.Elle est de 40%, tient-il à préciser. A propos de la filière avicole et de la hausse des prix du poulet enregistrée dernièrement, le ministre a fait savoir qu'environ 350.000 volailles ont péri à cause de nombreuses pathologies, et ce, sur une population de 300 millions. « On est en train de monter un scénario catastrophe alors que c'est dérisoire, puisque la baisse ne dépasse pas 1% », affirme-t-il, en faisant remarquer que la demande est plus importante en été. D'où cette hausse des prix qui, néanmoins, commence à fléchir cette semaine. Chelghoum confirme que le poulet sera plus disponible à compter du mois d'octobre prochain et à des prix abordables. Au sujet de la commercialisation de la viande surgelée, il a soutenu qu'elle est destinée à une population précise et que le marché était libre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Alloun Kordjani
Source : www.horizons-dz.com