Belabdelmoumène Mohamed Saïd a 56 ans, dont 21 à la tête de la jumenterie de Tiaret. Directeur de cette institution depuis 1992.L'essentiel de sa carrière professionnelle, il l'a passé dans cette institution, après avoir assuré certains fonctions au ministère de l'Agriculture et à l'Office national du développement de l'élevage équin. «Pendant toute cette durée, dit-il, j'ai tout fait pour tenter de préserver le patrimoine que j'ai trouvé sur place, de le développer et de le promouvoir afin qu'il soit connu et reconnu en Algérie mais aussi au-delà de nos frontières. Sincèrement, je pense y avoir plus ou réussi». Ce responsable s'est aussi attelé à développer les races qui existaient et à les valoriser : «Notre production du cheval arabe sert essentiellement aux courses hippiques».
Il nous apprendra ainsi qu'il existe aujourd'hui des lignées étrangères (françaises notamment) qui sont très performantes en matière de course. On essaye d'importer, dans la mesure de nos moyens, des reproducteurs de ces lignées pour améliorer notre cheptel, tout en essayant de garder les souches originelles propres à l'Algérie, des souches remontant au XIXème siècle. Pour lui, ce n'est pas une mince affaire : «Ce n'est pas évident, car on fait face à un casse-tête financier : certaines races de chevaux coûtent très cher, allant jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros. On n'a pas les moyens d'acquérir ce genre de chevaux. De plus, le plus gros problème de la jumenterie de Tiaret aujourd'hui ne se trouve pas dans sa gestion interne mais dans son environnement: le secteur est absent, il y a une dilution des responsabilités.
La société des courses est là, en principe, pour sélectionner les meilleurs chevaux, mais elle ne le fait pas. La tâche nous incombe ! De plus, il n'y même pas de contrôle antidopage», poursuivra-t-il. «Nous sommes en train de faire le travail de toutes les structures liées au secteur du cheval. Même pour la promotion du cheval, il existe une structure spécialisée, mais c'est à nous que ce travail revient !» Enfin, il dira que «la jumenterie participe, chaque année, aux différentes manifestations équines dans le monde, en comptant uniquement sur ses propres fonds et sans le moindre soutien étatique», conclut-il
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Akram El Kebir
Source : www.elwatan.com