Tiaret - A la une

La vente des bêtes importées a commencé: Le marché du mouton local dans l'expectative



Alors que la vente des moutons importés de Roumanie a commencé, hier, les éleveurs, maquignons et autres chevillards qui sillonnent les différents marchés à bestiaux ont le moral en berne. En effet, alors que cette année, les pouvoirs publics ont décidé de mettre la main à la poche pour soulager les ménages modestes par l'importation de moutons à prix étudiés, samedi au marché à bestiaux de Sougueur, capitale de l'ovin, les prix des moutons continuaient à baisser et risquent bien de descendre davantage au fur et à mesure que la fête de l'Aïd Al-Adha approche.

Interrogé, un éleveur et propriétaire terrien de la région de Rechaïga a expliqué que «jamais, il n'a connu une telle situation : un antenais de 25 kilogrammes est passé en quelques jours de 110.000 DA à 70.000 DA», soupire-t-il. Un autre éleveur de la région de Sougueur, se prend la tête pour nous expliquer que «contrairement aux années passées où je vendais sur pied jusqu'à 100 bêtes, cette année, j'ai vendu à peine une quinzaine de moutons et encore à des prix cassés», se lamente-t-il.

Véritable baromètre de toute la région pour la mercuriale des prix des viandes rouges, le marché de Sougueur a de tout temps été considéré comme le principal pourvoyeur en bêtes vivantes de pratiquement l'ensemble des wilayas du pays. Il n'y avait pas grand monde tôt dans la matinée de samedi, au marché à bestiaux de Sougueur. «Les gens n'ont plus d'argent, c'est la dèche», nous lâche au visage un vendeur de charbon qui dit, lui aussi, ne plus trouver de chaland.

Selon la Direction des services agricoles, un quota de 25.000 moutons a été réservé à la wilaya de Tiaret, avec une opération d'inscription pour les fonctionnaires qui a déjà débuté au niveau des administrations et entreprises respectives. L'opération de vente des moutons de l'Aïd importés a débuté hier dimanche à travers différentes wilayas du pays, en coordination entre les autorités locales et le groupe agro-industriel et logistique AgroLog, selon le PDG de l'entreprise publique, Mohamed Batraoui. Selon ce même responsable, le nombre de points de vente signalés au groupe par les walis avait atteint 800 répartis sur le territoire national. Concernant les tarifs, le PDG d'AgroLog a indiqué que le prix est fixé à 40.000 dinars par tête, avec un poids moyen dépassant les 45 kg.

La vente se poursuivra jusqu'au 15 mai, avec une possible extension jusqu'au 25 mai, selon le même responsable. Sauf que peu de citoyens disposent d'espaces nécessaires pour acquérir une bête dès maintenant, alors qu'il reste un mois de la fête de l'Aïd, ce qui a poussé certains à solliciter l'aide des autorités locales pour stocker leurs bêtes jusqu'au jour du sacrifice. Jusqu'à vendredi dernier, sur un total d'un million de têtes importées d'Espagne et de Roumanie, plus de 120.000 ont déjà foulé le sol algérien.


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