Ces chamboulements infligés à la mercuriale se répercutent indubitablement sur le pouvoir d'achat et laissent libre cours à des interrogations pour le moins lancinantes.Jamais la versatilité sociale n'a pesé autant sur la population de Tiaret, à l'instar du reste du pays, comme ce mois de Ramadhan, dont nous venons d'aborder la deuxième semaine. En effet, la cherté de la vie se veut un phénomène plus grandissant que jamais. Il s'agit d'une triste réalité dont les conséquences néfastes sont perçues comme une tare, notamment pour les ménages modestes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Incontestablement, cette situation qui interpelle les pouvoirs publics à prendre le mal au sérieux a, malheureusement, droit de cité depuis bien longtemps au grand dam des chargés de familles lesquels, obnubilés par une sorte de prédestination suicidaire, continuent de tirer le diable par la queue pour... subsister.
Ces chamboulements infligés à la mercuriale déchoient indubitablement le pouvoir d'achat et laissent libre cours à des interrogations pour le moins lancinantes. "Où ira-t-on avec cette folie des prix ' Que font les pouvoirs publics pour sauver les pauvres'", telles sont les questions qui reviennent sur toutes les lèvres aux marchés de la Place rouge, de Volani, de Sonatiba, ainsi que dans les espaces de vente des fruits et légumes de bien d'autres localités comme Rahouia, Dahmouni, Mahdia, Sougueur... Cependant, la paupérisation des couches sociales à faible revenu et la décadence persistante du pouvoir d'achat incitent chaque jour la consommation et le négoce des fruits et légumes avariés. En voyant de jour en jour leur panier s'étrangler comme une peau de chagrin, cette pauvre populace se dit contrainte à se rabattre sur ces produits "altérés". Au demeurant, cette pratique prend une telle opulence que certaines ruelles et boulevards se retrouvent actuellement submergés par ces fruits et légumes de "basse catégorie", pour reprendre l'antiphrase employée par leurs commerçants. "Je n'ai pas le choix, puisque seuls ces produits sont à la portée de mon portemonnaie", nous dira un citoyen qui enchaînait : "Je suis conscient du danger qui guette notre santé, ma famille et moi, mais je ne peux pas quand même laisser mes enfants crever de faim. Néanmoins, parmi ces produits, on trouve toujours de quoi consommer sans risque". En somme, nombreux sont les citoyens qui se lâchent à corps perdu dans la réclame des fruits et légumes avariés afin de dissimuler les besoins substantiels de leurs familles. Nonobstant, par cette disposition, le climat s'illustre des plus patibulaires pour ces petites bourses auxquelles il ne reste qu'à méditer pour leur sort et celui de leur progéniture. "Avec cette politique de l'autruche, tant la population subit les affres de tous bords, alors que les pouvoirs publics s'éternisent dans leur mutisme", fulminera ce citoyen d'un certain âge pour qui "l'atonie de ces super Algériens, qui conduit inéluctablement les masses populaires à l'abattoir de la déchéance, demeure la source de la déconfiture tyrannique".
R. SALEM
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R SALEM
Source : www.liberte-algerie.com