Tiaret - A la une

La consommation de carburants en hausse



La production en produits pétroliers atteindra les 45 millions de tonnes par an à l'horizon 2024.La consommation nationale en carburant a augmenté de 6,6% durant la période allant de 2010 à 2015. Cette augmentation se justifie, estime le ministre de l'Energie, Salah Khebri, par la hausse du parc automobile qui a atteint 6 millions de véhicules. Ce qui a engendré une demande de plus en plus croissante en essence et en gasoil sur le marché.D'où l'indispensable recours des autorités à l'importation pour pouvoir répondre aux besoins des automobilistes. L'Algérie a importé, selon le ministre, quelque 3,3 millions de tonnes pour une valeur de près de 2 millions de dollars.Néanmoins, dans le cadre de la politique de rationalisation des dépenses et de réduction des importations, prônée par le gouvernement, de nouvelles mesures ont été prises pour remédier à cette situation. Il s'agit, en fait, de rationaliser la consommation en augmentant les prix du carburant, d'encourager l'utilisation du gaz de pétrole liquéfié (GPL) tout en prenant en compte la nécessité de généraliser le gaz naturel comprimé (GNC) comme carburant pour les transports en commun (autobus) dans les grandes villes.L'autre solution projetée dans ce sens, par le département de M. Khebri a trait à l'augmentation de la production en produits pétroliers. Elle atteindra, selon lui,45 millions de tonnes par an à l'horizon 2024 à la faveur de l'entrée en service des raffineries de Hassi-Messaoud, Tiaret et Biskra. Lors d'une séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales, M. Khebri a indiqué, en réponse à une question du membre du parti du Front de libération nationale (FLN), Miloud Ferdi, que la production annuelle de l'Algérie en produits pétroliers (essence, gasoil et autres), est passée de 24 à 30 millions de tonnes avec la réhabilitation des raffineries de Skikda, Alger et Arzew. Cette hausse a pu réduire le volume des importations du pays en ces produits.Les capacités de production de l'Algérie devront continuer leur tendance haussière, avoue le ministre, et avoisineront les 45 millions de tonnes avec l'entrée en service des unités de Hassi-Messaoud et de Tiaret en 2020 et celle de Biskra en 2024. Ainsi, la production annuelle augmentera de 15 millions de tonnes. Ce volume de production permettra également de couvrir le marché local et fera face à la demande des marchés étrangers.La stratégie du ministère ne peut être efficiente, toutefois, sans l'existence d'un autre paramètre aussi important à savoir le stockage des produits pétroliers.Le programme tracé vise le renforcement des capacités nationales en la matière à travers l'élargissement des infrastructures et la réalisation de nouveaux centres (de stockage) dont trois à proximité des raffineries de Hassi-Messaoud, Biskra et Tiaret. Autant d'investissements qui porteront les capacités de stockage de700 000 m3 à 2 millions de m3 en 2022 : un atout qui optimisera la durée de stockage de 12 jours à 30 jours. Par ailleurs, le ministre a affirmé que l'Algérie occupe la 3e place au plan mondial pour ce qui est du recul du prix du carburant (essence et gasoil) après le Koweït et l'Arabie saoudite et la 1re place pour le Gaz de pétrole liquéfié (GPL).Le prix du baril de pétrole destiné au raffinage dans les usines algériennes a été évalué, a-t-il souligné encore, à 12 dollars. Déplorant les retards accusés concernant plusieurs projets d'approvisionnement des régions éloignées en gaz naturel, le ministre a expliqué qu'ils étaient dus à l'opposition des propriétaires des terres.B. K.


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