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L'USM BEL-ABBÈS RETOURNE EN PREMIÈRE DIVISION, 19 ANS APRÈS L'AVOIR QUITTEE



Que d'années gâchées. Le club de la Mekerra qui a signé son retour en première division, dix-neuf ans après l'avoir quittée annonce la renaissance du football bel-abbésien et certainement celui d'une région du pays qui a fourni des dizaines de footballeurs de talent aussi bien aux sélections nationales qu'aux clubs des autres contrées du pays, il est vrai mieux nantis financièrement. Mais que de saisons passées à nouer des ambitions et des espoirs jamais réalisés.
L'USMBA, le club phare de la Mekerra, celui qui a enfanté les Lacarne, Haffaf, Louahla, Salem, sans oublier ceux qui ont transité par les Vert et rouge à l'instar de Drid, Benabdallah, Abdelkader Tlemçani, Meziane Youcef, Moussouni, et on oublie certainement beaucoup d'autres, revient à un palier qu'il n'aurait certainement jamais quitté sans la bêtise de certains de ses responsables. Des dirigeants qui ont permis l'exode du vivier qui prenait forme au stade des frères Amarouche et s'illustrait, dans les années 80, sur la pelouse du complexe du 24-Février 1956. L'Association des martyrs qui fête cette année son 79e anniversaire a connu ses heures de gloire dans les années 90, particulièrement en 1991 quand la bande à feu Abdelkader Bahmane emmenée par les Boukelal, Bouhenni, Benabdellah, Tlemçani, et autre Salem déjouera la JSK au cours d'une mémorable finale de la coupe nationale. Deux ans plus tard, la formation belabbésienne prenait le chemin de la division régionale au sortir d'une nouvelle saison (1993-1994) calamiteuse (7 victoires, 8 nuls et 15 défaites). Il est vrai que le trophée national remporté par El-Khadra cette année-là était l'arbre qui cachait mal la forêt. Les séquelles d'une lutte intestine, de leadership surtout, faisait rage au sein de la direction du club bel-abbésien déchiré par les dissensions ayant notamment conduit, lors de la saison 1991-92, au forfait de l'équipe face à l'ASMO. Des difficultés de cohabiter qui étaient souvent oubliées dès lors que l'équipe réalisait des sorties fabuleuses en coupe d'Algérie. Les nostalgiques et les observateurs de cette période se rappellent certains des exploits de l'USMBA en coupe d'Algérie, faisant d'elle un des grands spécialistes de l'épreuve populaire. Aujourd'hui, après presque deux décennies de traversée du désert, Bel- Abbès qui avait accueilli, durant les années 40-50, le mythique footballeur marocain Larbi Ben Barek, se relève sous la baguette magique d'un autre Tlemcénien, le coach Abdelkrim Benyellès, dans l'espoir de durer le plus longtemps possible en Ligue 1. Ce juste retour aux sources a le mérite d'éveiller les consciences et les jalousies. Aux frontières de Sidi Bel-Abbès, d'autres monstres sacrés du football national, à l'image d'Ezzerga de la JSM Tiaret, sortent de l'ornière. Un réveil qui mettrait fin aux idées reçues, celles qui font du brimbalant club d'El- Hamri, le MCO, la locomotive (essoufflée) d'une région rythmée par les pulsations de la balle ronde.


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