Tiaret - A la une

L'initiative de la DGSN



L'initiative de la DGSN
Le forum de la DGSN a été consacré hier à l'artiste dont la journée correspondant au 8 juin de chaque année est célébrée depuis 1999 à l'échelle nationale, même si l'évènement passe souvent inaperçu. Sans verser dans le dithyrambe, il y a lieu de reconnaître que le corps de la Sûreté nationale, à travers son directeur général, Abdelghani Hamel, se distingue par le geste réservé à cette frange de la société qui regroupe les artistes quelles que soient leurs vocations.Le directeur du forum a rappelé, à cet effet, les condoléances adressées, en mai dernier dans un communiqué officiel, aux familles des artistes décédés récemment dont Amar Laskri(réalisateur), Sid Ali Kouiret (comédien), Salah Mebarkia(critique d'art), Fatiha Berber(comédienne) Benamar Bekhti(réalisateur) et bien d'autres.«Ce communiqué, dira-t-il, s'est voulu une halte pour marquer une reconnaissance en direction des artistes d'une manière générale et du cinéma algérien de manière particulière. Le DG de la Sûreté nationale est convaincu que l'artiste a un grand rôle à jouer dans la protection et la sensibilisation de la société, notamment par les messages transmis aux jeunes générations que guettent les fléaux sociaux».A noter que la DGSN a toujours contribué en moyens humains et matériels dans la concrétisation d'un nombre important d'?uvres cinématographiques.A titre indicatif et pour l'année 2014, la Sûreté nationale a mis à la disposition des différentes productions 82 véhicules, 695 unités techniques, des uniformes, des appareils radio, des menottes et des sièges de sûreté urbaine ayant servi de décor pour les films et documentaires. Invité du forum, Mourad Ouznadji, chercheur spécialisé dans le mouvement nationaliste, écrivain et journaliste, a développé le thème «le cinéma peut-il écrire l'histoire '».Un thème abordé en rapport avec les actions militantes des artistes algériens durant la Révolution dont un des représentants, Ahmed Kadri (Krikeche), était présent. Passage oblige, le conférencier est revenu sur le cas du chahid Ali Maâchi, symbole de l'artiste-martyr qui se cachait derrière l'art pour s'adonner au militantisme et à la cause nationale.Plusieurs générations ont été bercées par ses ?uvres «Ya ness amahou (mélodies d'Algérie)», «ahta samaa el Djazaïr», «mazal alik n'khemem».Il fut arrêté le 8 juin 1958 dans une forêt sur les hauteurs de Tiaret. Tué, son cadavre sera traîné jusqu'à la place centrale de la ville et pendu à un arbre, manière barbare de l'armée coloniale pour dissuader la population.Mais Tiaret recelait de jeunes épris de sacrifices pour l'indépendance. Après 1962, les artistes algériens continuèrent la mission qui leur était dévolue à savoir la sensibilisation des citoyens et l'éducation des générations à notre culture que l'administration française a voulu effacer à jamais.Car, dans son plan de colonisation, cette même administration s'est fixé trois points essentiels, à savoir la francisation des terres, la francisation de la langue (généralisation du français et interdiction de la langue arabe) et la francisation de la religion (christianisation de la société musulmane). En conclusion le conférencier pense que le cinéma ne peut pas écrire l'histoire mais il contribue à la faire connaître.Baya Oulebsir, représentante de l'ONDA (droits d'auteur) a répondu à la question de savoir quel rôle joue le secteur dans la prise en charge d'un nombre important d'artistes vivant dans des conditions loin de répondre à une vie décente.Selon cette dernière, l'office qu'elle représente s'est acquitté de sa mission en ce qui concerne la prise en charge sociale des artistes. «Nous intervenons auprès des artistes dont les conditions sociales sont précaires pour leur proposer notre aide, citant le cas de Abou Djamel actuellement souffrant. Il y a aussi une assistance matérielle des malades et notre intervention consiste à mettre à leur disposition une ambulance pour les déplacements, les transferts d'un hôpital à un autre pour des analyses ou des radios.Cette mission nous incombe», a fait savoir l'intervenante qui abordera également la problématique de la carte d'artiste que beaucoup ne possèdent pas. «Cette carte, notera Mme Oulebsir, qui facilite les choses à l'artiste pour sa prise en charge sociale (sécurité sociale), est délivrée exclusivement par la tutelle. Pour le moment, une partie a été distribuée mais l'opération continue.»A noter enfin que le forum de la DGSN a honoré l'artiste Ahmed Kadri qui a pris le micro pour raconter quelques blagues dont il a le secret de la narration.


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