«La rage de «mordre» des Saïdis se lisait déjà sur les visages»
En allant sur Saïda pour le compte d’un match de football, la JSMT ne se doutait point que des ogres allaient lui faire mal. Toute honte bue des supporters chauffés à blanc la veille et alimentés pour la rencontre, n’étaient d’aucun répit pour casser du Tiareti.
Les joueurs du MCS auraient été eux aussi mobilisés dans une démonstration de force. Ce n’est plus du football, c’est tout simplement une guerre faite de coups de pieds et de coups de poings sous les acclamations d’un public chauvin et peu enclin à la morale du bon voisinage et de l’hospitalité.
La JSMT tout en se trouvant dans une situation difficile, s’est déplacée avec des juniors car les «frondeurs» ont préféré se la couler douce dans la ville où il fait beau! Tous ont décliné la demande de l’entraîneur, faisant fi de tous leurs engagements moraux ! Kaddaoui et ses juniors étaient seuls dans l’antre saïdie. Encore sous le choc, ce dernier nous dira : «Avant d’entrer aux vestiaires, nous étions attendus par des gens tout habillés de vert, la rage de «mordre» se lisait déjà sur les visages. C’est à partir de cet instant que j’ai compris que la situation sera difficile. Mes joueurs, peu expérimentés pour de tels duels, avaient déjà perdu une grande partie de leurs moyens avant leur entrée sur le terrain. Le premier but inscrit par Fatah a sonné l’hallali ! La résistance de mes jeunes sera minée par les supporters et le staff administratif du MCS qui faisaient dans la provocation. Même les joueurs saïdis étaient sous pression, tellement ils étaient menacés par un public excité à l’extrême. Il leur fallait coûte que coûte remonter la pente ! La mi-temps a été encore plus pénible pour mes joueurs car dans les vestiaires c’était le souk ! Les agressions n’ont pas cessé pendant une bonne demi-heure. Si nous sommes revenus sur le terrain c’est bien parce que l’arbitre s’est porté garant de notre sécurité. Et il a, finalement, mieux valu que le MCS remporte ce match car nous devinons aisément ce qu’il se serait passé si cela n’avait pas été le cas... D’ailleurs, et malgré notre défaite, la fin de la rencontre fut un cauchemar pour nous. Pas moins de quatre blessés à l’arme blanche et des balafres en série. Yaghni, Fatah, Saci, Aber, Bakhtaoui, Guettaï et Mekki ont été matraqués dans les vestiaires sans aucune raison. C’était navrant !». En somme, le football régional continue de prendre son chemin le plus dangereux, où tous les moyens sont bons pour atteindre son objectif...
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com