Tiaret - Revue de Presse

Injustement emprisonné durant quatre mois



Un citoyen réclame justice L?histoire présente ne fait pas partie de ces « erreurs judiciaires homologuées » comme dirait l?autre, une histoire quelque peu banale, mais où la réalité dépasse la fiction. Une histoire où pour une simple erreur liée à l?identité judiciaire, un homme fut injustement condamné. Mekadem Mostefa Ben Belgacem, un homme d?allure non équivoque, imbu de sa bonne foi, en se présentant par un jour que Dieu fait devant la justice pour répondre d?un acte qu?il n?avait pas commis, croyant par là s?affranchir de ce doute qui pesait sur lui, s?est paradoxalement vu victime d?une épouvantable erreur judiciaire en la payant de 4 mois de sa vie dans un cachot. Fourvoyé dans une incroyable cabale à propos d?un trafic de véhicules, dont il ne connaît que dalle et surtout pour lequel il fut injustement incarcéré dans la prison de Tellagh à Sidi Bel Abbès, à l?issue d?un procès expéditif et aux contours flous, sans qu?il n?eut le temps ni les moyens pour se défendre. Le citoyen, Mekadem Mostefa Ben Belgacem, 36 ans, artiste de surcroît, originaire de la commune de Aïn Dheb dans la wilaya de Tiaret, mais demeurant et travaillant au sud du pays à Hassi Messaoud depuis 1990, n?arrive toujours pas à comprendre cette machine infernale qui a failli broyer sa vie à jamais pour une faute qu?il n?a pas commise, bien que les tenants et les aboutissants de cette triste affaire ne tenaient qu?à un fil, pardon à ... homonyme. Enfin presque, puisque le vrai cerveau de la bande incriminé (Mostefaoui Abedelkader dit Mekadem, résidant à Sougueur) dans le trafic de véhicules pour lequel fut lancé le mandat d?arrêt, aurait dû répondre de ses actes si ceux chargés du dossier avaient pris le soin de bien vérifier l?orthographe et ..... daigner bien écouter celui qu?on a voué aux gémonies. Celui à qui on a causé des traumatismes psychologiques, mais aussi physiques, puisque le malheureux Mostefa bien qu?ayant fini par avoir gain de cause à force de tenacité face à l?adversité s?en sort avec une néphrite, dont il est peu sûr d?en sortir indemne. Les faits remontent au 25 juillet 1995, quand suite à la disparition d?un véhicule importé (une Renault 25), la victime, S. B., épouse de Filali Messaoud déposa plainte pour voir s?ensuivre l?infernale spirale qui happa injustement Mostefa qui va payer pour celui qu?on présente comme son homonyme, c?est-à-dire Mostefa... Oui Abdelkader dit Mekadem qui aurait vendu le véhicule en question à une autre personne, un ex-P/APC de Sebgagag à Aflou. Condamné par défaut le 20 mars dernier à trois ans de prison ferme, et 15 000 DA de dommages et intérêts, le malheureux s?est vu confirmer le jugement, séance tenante le 3 avril 2005 sans qu?il puisse rien faire, car quelque part on a voulu se jouer de son sort. Arrêté en vertu de l?article 119 du code de procédure pénale, il n?a dû son salut qu?à l?opiniâtreté d?un avocat qui l?avait brillamment soustrait des griffes d?une administration judiciaire.
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