Le projet de la raffinerie de pétrole à Tiaret est devenu un rêve que caressent beaucoup de gens de la région.
M.Youssef Yousfi, ministre de l'Energie et des Mines, devrait répondre le 15 du mois courant en plénière à une question d'un député sur les raisons du gel du projet de la raffinerie de pétrole à Tiaret. Selon M.Merzoug Mebarek, député PRA, «Les élus de Tiaret n'ont ménagé aucun effort pour faire valoir la concrétisation de cet ambitieux projet, devenu depuis un rêve que caressent beaucoup de gens de la région». Pour rappel, le lancement de l'appel d'offres international pour la réalisation de la raffinerie a été reporté en mars dernier suscitant des appréhensions auprès de l'opinion publique locale et même chez les responsables en dépit des assurances ici et là débitées au gré des sorties. «La commission d'évaluation des offres au sein de la branche Aval de Sonatrach avait recommandé, dans un rapport daté du 17 mars à la direction du groupe pétrolier, d'attendre encore avant le lancement des travaux», a déclaré un responsable mais que «ce nouveau report ne signifie pas l'abandon du projet».
Intensification de campagnes de sensibilisation
Un délai supplémentaire, indique-t-on, était nécessaire pour avoir «une vision suffisante» concernant la disponibilité des quatre groupes pré-qualifiés le 19 octobre 2009 pour les études d'ingénierie et de conception (FEED) à se lancer dans la phase de réalisation du plus grand projet pétrochimique algérien. Les quatre groupes étant Technip (France), Sinopec (Chine) CBI & Lummus (Arabie Saoudite), Saipem/Chiyoda (Italie et Japon). Pour rappel, Sonatrach avait retenu quatre sociétés et consortiums pour la phase commerciale du processus d'appel d'offres pour la conduite des études de FEED pour le projet de la nouvelle raffinerie de Tiaret. La future raffinerie, dont la réalisation s'amenuise et avec elle tous les espoirs d'une région, sera alimentée à partir de l'oléoduc OZ-2 et aura une capacité de production de 15 millions de tonnes par an (propane, butane, essence, naphta et gasoil). Son coût tourne autour de 6 milliards de dollars. Tout dernièrement et, pour le compte du budget de l'état pour 2012, le ministère des Finances a dégagé une enveloppe de 300 millions de dinars au titre de «l'étude d'avant- projet détaillé pour l'alimentation en eau potable des populations situées sur le couloir du réservoir de 120.000 m3 de Mostaganem vers Tiaret». Une partie des eaux devant alimenter la future raffinerie à hauteur de 30.000 m3.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fawzi Amellal
Source : www.elwatan.com