
Conséquence d'une politique d'austérité qui s'installe avec fracas, travailleurs et cadres de l'EGRUT, l'une des dernières entités publiques ayant survécu au tristement célèbre plan d'ajustement structurel de la fin des années 90, sont inquiets.Et pour cause, à l'absence d'un plan de charges que ne lui assure pas une approche jusque là discutable en matière d'octroi de marchés publics à Tiaret, ne voilà-t-il pas que même certains projets pour lesquels elle était attributaire viennent d'être annulés. En cause de ce gel, des projets non encore lancés en 2015, ici et là aux quatre coins du pays sur fond de «casse des prix».Celui lié à la réalisation d'une opération d'adduction en eau au profit de l'ADE de Blida d'une enveloppe de 52 milliards a été remis au placard au grand dam des dirigeants qui espéraient rebondir et atténuer les effets d'une concurrence déloyale.L'EGRUT (entreprise du génie rural et urbain de Tiaret), une société sous forme d'EPE/SPA au capital social de 148 millions de dinars créée en 1979, intégrée étrangement à la SOGERWIT implantée à Tlemcen depuis trois années en dépit de son autonomie financière et managériale, est à la croisée des chemins.La longue expérience acquise en matière de réalisation de gros travaux liés à l'alimentation en eau ou à l'assainissement, de par les gros moyens dont elle dispose, nonobstant son classement à la catégorie 8, ne lui ont pas valu beaucoup de projets accordés à des entreprises de moindre acabit. Bien plus, les 168 travailleurs de l'entreprise, domiciliée dans la zone d'activités de Zaaroura, sont dans l'expectative et certains en sont venus à carrément demander le départ volontaire depuis qu'un grand projet d'AEP a été annulé.A l'actif de l'EGRUT, on cite pourtant plusieurs projets. Ses spécialités que sont le transfert, stockage et distribution d'eau potable, les aménagements hydro-agricoles, la réalisation de retenues collinaires, l'évacuation des eaux usées et les stations de lagunage sont là pour attester du sérieux de cette entreprise.Bien que les objectifs de réalisation et de développement de l'entreprise aient été en hausse constante depuis 2011 avec en prime des résultats d'exploitation qui montaient en cadence, la direction, confiée ces derniers mois au jeune Bouhenni Missoum après le limogeage mystérieux de deux ex- directeurs dont l'inamovible Ahmed Amar qui s'apparente à l'âme de l'EGRUT, s'est attelée à «réduire les dépenses» liées plutôt à l'extravagance d'ex- cadres.Dépenses futiles qui ont généré 17 milliards de déficit que notre interlocuteur impute aux «frais de dépenses de location d'appartements, carburants, déplacements, frais de mission et achats de véhicules». L'Etat qui est venu au secours de cette entreprise en 2011 en lui allouant une ligne de crédit de 40 milliards va-t-il la lâcher à l'aune d'une austérité mal assimilée '
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fawzi Amellal
Source : www.elwatan.com