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Daesh extirpé à l'Ouest



Daesh extirpé à l'Ouest
Daesh n'a aucune chance de s'implanter en AlgérieAprès deux tentatives pour s'implanter au Centre et à l'Est, Daesh joue une dernière carte à l'Ouest, néanmoins aucune chance pour cette organisation terroriste de réussir.Après l'arrestation avant-hier de deux individus impliqués dans l'attentat kamikaze raté à Tiaret, la veille de l'Aïd, l'ANP vient de mettre la main sur quatre autres. Le ministère de la Défense nationale vient de confirmer cette information par un communiqué transmis à notre rédaction, dans lequel il est souligné que «dans le cadre de la lutte antiterroriste, les forces de l'Armée nationale populaire en coordination avec la Gendarmerie nationale ont arrêté, samedi dernier quatre personnes en liaison avec l'attentat terroriste contre le siège de la sûreté de wilaya de Tiaret». Ces arrestations effectuées en un temps record, renseignent sur l'efficacité des forces de sécurité qui ont mis en pratique le renseignement opérationnel ayant permis d'aboutir d'ores et déjà aux premiers éléments des investigations déclenchées aussitôt après cet attentat-suicide raté.Un attentat, rappelons-le, qui a coûté la vie à deux policiers, dont l'un s'est jeté sur le kamikaze pour éviter un véritable carnage à la ville. Le terroriste ciblait un commissariat de police. Rappelons que les forces de l'ANP étaient, au lendemain de l'attentat, mobilisées pour localiser la position d'un groupe composé d'une dizaine de terroristes, dont deux femmes. Il s'agit de nouvelles recrues, toutes issues du même quartier. Celles-là agissent sous la coupe d'un certain Adjine Rabah. Un terroriste qui se prétend émir de Daesh appartenant à Katibet Djund El Khilafa.Ce chef terroriste avait bénéficié depuis quelques années des procédures de la loi de la Concorde civile en 2002, cependant, il a repris ses activités subversives entre 2009 et 2010 pour servir Al Qaïda au Maghreb islamique qui avait déjà remplacé le Gspc sous la coupe du tristement célèbre Abdelmalek Droukdel alias Abou Mossaâb Abdel Wadoud. Le prétendu émir de Daesh se charge du recrutement et commet son premier forfait en cette date du 31 août. Aucun doute que Adjine Rabah est l'architecte de cet attentat qui, fort heureusement, n'a pas atteint son objectif.Après deux tentatives pour s'implanter au Centre et à l'Est, Daesh joue une dernière carte à l'Ouest, néanmoins, aucune chance pour cette organisation terroriste de réussir. D'abord l'Algérie est à l'évidence un pays immunisé contre le terrorisme, dont les derniers éléments négocient leurs redditions pour bénéficier des dispositifs de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale, mais aussi l'expérience incontestable de ses forces de sécurité.D'ailleurs en 2016, le site américain Cipher Brief, basé à Washington souligne que «l'Algérie est un rempart contre l'expansion du terrorisme en Afrique du Nord».La même source juge que le fait ne relève pas de la chance ou de la fortune, mais c'est «grâce à son niveau de sécurité élevé et à la force de son gouvernement et à l'engagement de son armée». Le site d'information américain, spécialisé dans les questions sécuritaires, ajoute que «la défaite imminente du groupe terroriste autoproclamé Etat islamique (EI/Daesh) à Syrte suscite beaucoup d'interrogations sur les pays où les éléments de ce groupe terroriste pourraient se réfugier», en précisant «que Daesh n'a jamais réussi à prendre pied en Algérie en raison de la position ferme de l'Armée algérienne contre les cellules terroristes». La question a été soulevée par l'ambassadeur d'Algérie à Washington, Madjid Bouguerra, qui a été ferme dans sa réponse: «L'Etat islamique n'existe pas en Algérie.» Le représentant diplomatique de l'Algérie aux USA s'est vu ajouter: «Nous avons contré toutes leurs tentatives. Nos forces de sécurité ont été mobilisées durant les trois dernières années pour sécuriser les frontières Est avec la Libye et celles du Sud avec les pays du Sahel.» Mais pas seulement, puisque l'Algérie avait anticipé la question de la recrudescence terroriste à ses frontières, dès les prétendus soulèvements populaires en Tunisie et en Libye, prenant toutes les mesures pour garder la nation à l'écart des évènements douloureux survenus au niveau de ces deux pays voisins dès 2011. Sa stratégie lui a de ce fait permis de garder le contrôle sur ses frontières pour lesquelles de gros moyens humains et matériels ont été mobilisés, allant jusqu'à l'usage de la haute technologie afin de préserver chèrement le pays.
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