
Parmi les principales anomalies détectées, dont un dossier en notre possession, figure la transgression au code des marchés publics.Dans un contexte marqué par une série de scandales, fruit d'une gestion chaotique, la direction de l'Education nationale de la wilaya de Tiaret est plongée, ces derniers temps, dans un enchaînement d'enquêtes administratives, policières et judiciaires. Parmi les principales anomalies détectées, dont un dossier en notre possession : la transgression au code des marchés publics, les dépassements socioprofessionnels, le népotisme, la nébulosité et le clientélisme dans les recrutements. Interpellée, la ministre de l'Education nationale, Noria Benghabrit, a dépêché dernièrement une commission d'enquête dont on attend toujours l'épilogue. Cette dernière a particulièrement ciblé les équipements des lycées Djillali-Benamar et Aïn Dzarit dont les procédures, affirme-t-on, ont été entachées d'irrégularités dès le début de l'opération. Ainsi, les avis d'appels d'offres auraient été tronqués de 5 lots qui sont repris dans les avis d'attribution à des tarifs douteux. À titre d'exemple, le même lot, portant sur 400 tables biplaces, enregistre un écart de 220 millions de centimes pour le lycée Djillali-Benamar, alors que le lot portant sur le gros matériel de cuisine, avec les mêmes quantités, en accuse une différence de 48 millions de centimes entre les deux établissements. Par ailleurs, les équipements cités ne répondent pas aux normes requises dans le cahier des charges. Ainsi, la longueur de la table biplace, qui était prévue à 1,26 m dans le cahier des charges, ne mesure que 1,20 m à Djillali-Benamar et 1,21m à Aïn Dzarit. Au demeurant, le dernier esclandre remonte à la semaine écoulée quand un avis d'appel d'offres et un avis d'attribution ont été exécutés concernant les équipements d'un lycée à Frenda, quatre ans après son inauguration en 2013. Il s'agit, en outre, d'une violation caractérisée qui dépasse tout entendement quand on sait que le même fournisseur dont la soumission a été annulée en 2013 est celui qui a été retenu en 2017, devant le silence de l'autorité compétente. Une situation qui interpelle encore une fois Mme Benghabrit à prendre acte de ce que vit son département à Tiaret où la complicité des uns avec les autres se veut criante.R. SALEM
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R SALEM
Source : www.liberte-algerie.com