
Issue d'un couple dont le mariage n'a pas été officialisé et orpheline des deux parents, K. Nouria, âgée de 19 ans, originaire de Mostaganem, a été condamnée, hier, à cinq ans de prison par le tribunal criminel de Tiaret pour incendie volontaire d'un édifice public.Son forfait remonte au 12 octobre 2016 lorsqu'elle s'est enfermée à l'intérieur du dortoir du centre de rééducation (CSR) Ali-Maâchi de Tiaret, où elle était pensionnaire, avant de mettre le feu aux équipements. Un acte perçu par la justice comme un double délit, tant, en plus du geste pyromane, elle a tenté de se suicider. D'ailleurs, elle n'a dû son salut qu'aux témoins qui ont défoncé la porte pour la secourir. À la barre, elle a plaidé son innocence prétextant la précarité sociale qu'elle a toujours endurée.Elle expliquera qu'avant de rejoindre le centre, elle vivait avec une marâtre qui la maltraitait. Elle a affirmé, d'ailleurs, que son calvaire continuait au centre où des éducateurs lui infligeaient des corrections inhumaines et des sévices corporels. Dans la foulée, elle a reconnu son acte qui, pour elle, était la seule solution pour mettre fin à ses jours. Dans sa plaidoirie, l'avocat de la défense a plaidé ce cas sous l'angle de la condition humaine, sollicitant des circonstances atténuantes pour l'accusée.Dans son réquisitoire, le procureur mettra en exergue la gravité de cet acte qui constitue un double crime. Il requiert la peine de 20 ans de prison. Après délibérations, le tribunal l'a condamnée à cinq ans de prison.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R SALEM
Source : www.liberte-algerie.com