Tiaret - Revue de Presse

Bidonville de la Gare ferroviaire d’Es Sénia



Le SOS des habitants Les habitants du bidonville de la gare ferroviaire d’Es Sénia, vivent, depuis des années, l’enfer au quotidien. Aux bruits des trains, s’ajoutent, à leur triste sort dans cet îlot de misère, d’autres nuisances comme les moustiques et odeurs repoussantes de la décharge sauvage située dans leur voisinage immédiat. Pour mieux planter le décor, le bidonville est situé à proximité de la gare des chemins de fer d’Es Sénia, non loin de l’usine d’huile de l’Ex-SOGEDIA, où sont édifiées des dizaines de maisons de fortunes, faites de parpaings, de zinc, de tôles ondulées et autres matériaux de récupération. Un décor digne des ceintures de misère de Calcutta (Inde), à l’entrée de la zone industrielle d’Es Sénia. Ici, les plus «débrouillards» parmi les habitants de ce site irrégulier, disposent de l’électricité et même de l’eau...illicitement. Le reste de cette poche de pauvreté, ce sont des êtres vivants comme vous et moi, qui survivent, loin des regards des officiels, comme des rats dans des trous, depuis des années dans l’attente d’un hypothétique toit pour recouvrer leur dignité. Côté officiel, comme le soutient le président de l’APC d’Es Sénia, elles sont environ 71 familles recensées mais en réalité, elles sont plus nombreuses les habitations qui ont poussé ces dernières années en dépit de l’usage du bulldozer qui en a rasé une quarantaine, en une année d’intervalle. La situation est plutôt intenable, pour des centaines de familles qui étouffent dans ce bidonville qui jouxte la gare des chemins de fer d’Es Sénia. L’addition est plutôt lourde pour ces habitants de la mal vie, où se conjugue danger, chômage, promiscuité, délinquance, maladies chroniques et autres déceptions de la vie. «Nous sommes parqués comme des animaux depuis des années. Pis, nous sommes envahis au quotidien par les saletés et odeurs repoussantes qui proviennent de la décharge sauvage qui est située dans notre voisinage immédiat. Il y a aussi les égouts. Bon Dieu, qu’est-ce qu’on a fait pour payer cette vie malheureuse», explique avec un pincement au cœur une femme divorcée qui y vit depuis plus d’une dizaine d’années avec ses deux enfants. Des enfants visiblement malades à cause de cet air vicié, propice à toutes sortes d’infections comme les MTH. «Mon cas est connu de tous y compris du wali. Je vis depuis plus de 12 ans avec ma famille. Certains résidents du Haï avec un grand espoir d’habiter la cité Amel, à Chteïbo, il y a quelques années. L’ex-chef de daïra avait même réquisitionné des camions pour notre relogement, depuis rien», explique, ce père de famille de Tiaret, aujourd’hui chômeur après avoir décompressé des effectifs d’une entreprise publique. Il faut dire le calvaire des habitants de ce bidonville, c’est aussi l’éclairage public. En dépit de leurs appels réitérés à l’adresse des services communaux pour trouver une solution à leurs doléances, y compris leur recasement, les choses sont restées sans réponses. Malgré ces vaines démarches, ils restent tout de même optimistes. Aussi, ils espèrent un dénouement heureux à leur situation avec cet appel qu’ils lancent aux autorités locales pour trouver une issue à leur cas social. Il faut dire que la commune d’Es Sénia dénombre 5 bidonvilles dont Haï Kara, douar Maroc, douar Arab, avec pas moins de 2.000 familles recensées, indique t-on de source responsable.
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