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Béchar : le mouton, inaccessible pour les ménages à faible revenuActu Ouest : les autres articles



Béchar : le mouton, inaccessible pour les ménages à faible revenuActu Ouest : les autres articles
Pour cette année, les citoyens de la région spéculaient énormément sur un prix raisonnable du mouton pour le sacrifice de l'Aïd El Adha.Cette spéculation était néanmoins fondée à juste titre sur des informations faisant état de la fermeture, depuis quelques mois, des frontières algériennes passoires pour l'exportation illégale d'une grande partie du cheptel algérien. Mais il n'en est rien. Une déception. A quatre jours de l'Aïd El Adha, les prix à Béchar sont identiques à ceux de l'année dernière.
Sur les marchés locaux à bestiaux, ce vendredi, le prix d'un bélier pesant entre 26 à 28 kg oscille entre 35 000 à 37 000 DA. Le prix d'une antenaise d'un poids variant entre 20 et 23 kg, autrefois accessible aux revenus modestes, ne descend pas la barre des 27 000 DA. Certains acheteurs avisés attendent l'arrivée, aujourd'hui samedi des cargaisons de moutons en provenance d'Aïn Séfra, Nâama et Tiaret, arrivée susceptible d'atténuer un tant soit peu l'envolée de ces tarifs exorbitants. Béchar n'est pas une région d'élevage et encore moins de production de cheptel; elle est traditionnellement approvisionnée par les régions des Hauts Plateaux.
En ce qui concerne la hausse des prix, comme d'habitude, chacun y va de son explication qui se résume en quelques mots dans la cherté de l'aliment de bétail, faiblesse de la production, spéculation, flopée d'intermédiaires et enfin échange d'accusations entre éleveurs et maquignons. Néanmoins, ce qui est sûr, selon des propos recueillis sur place, les marchés à bestiaux sont désorganisés et un élément non des moindres est venu se greffer à cette anarchie : des intermédiaires identifiés comme étant des fonctionnaires de l'Etat s'adonneraient aussi à cette activité lucrative de vente de moutons.
Un autre acheteur rencontré sur les lieux donne un autre avis : «Le prix du mouton, comme la hausse sur d'autres biens de consommation, s'aligne inévitablement sur les gros salaires entre les 150 000 et 250 000 DA attribués aux cadres de l'Etat, provoquant ainsi une inflation incontrôlable». Mais le petit salarié, qui s'en soucie ' s'interroge-t-il.
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