
C'est une performance en soit bien qu'elle soit en deçà des possibilités de production. Les années antécédentes - avec beaucoup plus de surfaces - les rendements étaient négligeables et avaient même fait dire à l'ex ministre qu'«il était impossible de compter sur les céréaliculteurs».Pour lui il était impératif d'ignorer les hommes et de ne regarder que vers le large s'il fallait donner à manger les citoyens d'Algérie et par ricochet ceux des pays limitrophes. Les autorités le disent à demi-mots et avec certainement un «pincement au c'ur» : la production tournera autour de 53/56 millions de quintaux au lieu des possibles 72/76 millions de quintaux. Alors qu'au printemps les déclarations étaient beaucoup plus sereines. Mais ce qui est positivement positif, c'est cette capacité de tirer le maximum du tiers des surfaces emblavées. Tiaret d'où a été lancé officiellement par le Dr Rachid Benaissa mercredi dernier la campagne moissons-battages engrangera à elle seule près de six millions de quintaux. Soit près du dixième du rendement prévisionnel national 2013. Certes les fluctuations climatiques qu'a connues la région de l'extrême est du pays, soit le bassin céréalier vivrier de la nation, ont largement contribué à la baisse de la production. La première conclusion que l'on peut tirer est : «L'intervention humaine pour l'amélioration de la production est là, vérifiable et quantifiable», ce qui laisse présager que l'avenir ne peut être que meilleur à condition de redresser la barre là où elle est désaxée et de confier les tâches aux porteurs d'idées.. Les observateurs avertis qui ont un lien avec la réalité et qui se rendent et vivent ce qui se passe sur le terrain, cette année, sont frustrés du fait qu'avec autant de pluies et d'éléments théoriquement favorables, les rendements auraient pu atteindre des records absolus. Cette année est celle qui a respecté toutes les étapes du calendrier agricole. Beaucoup de terres sont restées en jachère ou tout simplement elles sont redevenues non productives après qu'elles aient été emblavées. Habituellement la FAO, les organismes onusiens et les observateurs délégués par le ministère de l'Agriculture du Développement rural font leurs prévisions qui se rapprochent à quelques différences près. Des satellites sont mobilisés et utilisés par des céréaliculteurs à travers le monde entier pour corriger l'évolution culturale de leurs productions, sauf en Algérie. Ce n'est pas notre cas. Sauf si Alsat le fait sans qu'on le sache. On ne le pense pas du tout car le brouillard ne s'est pas encore dissipé quelque part. Autrement la bourse des céréales ne survivrait pas avec autant de pluies en Afrique du Nord. Cette année l'attention des observateurs a été attirée sur les fluctuations des quotités de la bourse de blé en plein hiver et printemps. Elles n'étaient pas anormales et ont continué de progresser. Généralement la bourse des céréales chute d'une manière vertigineuse en cas de bonne production en Algérie. Par contre si les prévisions sont faibles, les bénéfices boursiers enrichissent les traders au détriment des pays acquéreurs de céréales. C'est la loi de l'offre et de la demande. Des questions se posent au niveau central sur les récoltes. Par honnêteté intellectuelle nous nous devons de poser la question suivan-te : pourquoi les semences certifiées par le CNCC n'ont pas donné les résultats dévolus dans certaines régions comme celles qui devaient combler les silos des wilayas de Médéa et de Bouira ' Il doit y avoir fausse donne quelque part. Un confrère de la wilaya de Médéa qui est au parfum de certaines malversations au niveau de la CCLS/OAIC de Berrouaghia vit sous la menace d'être «liquidé». Ceci n'impliquerait aucunement le ministère de l'Agriculture car tout ce qu'il développe est noble. Ce sont les résidus éléments qui n'ont pas certainement su se réhabiliter aux nouvelles et bonnes gouvernances. Sont-ce les semences de certains multiplicateurs reçues de chez l'organisme public qui sont peu performantes ' Ou bien l'Algérie continuera d'en importer au détriment de la souveraineté nationale en fermant les yeux sur les comportements ravageurs de certains malfrats' Car lorsqu'il y a une première erreur comme celle de la saison 2008/2009 où les prix des semences ont été augmentés pour décourager les céréaliculteurs. La deuxième doit être comptabilisée comme faute et les auteurs des fautes doivent être sanctionnés. Les hommes existent, ce sont ceux qui ont porté cette production qui peut être considérée comme unrecord.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com