
Les faits, vécus par la localité de Hammadia, à l'est de Tiaret, remontent à la matinée du 22 mai 2016 quand, après 40 ans de mariage, l'accusé décide de passer à l'acte.Une année après avoir assassiné son épouse, B. Turkia, Z. Aïssa, un journalier, âgé de 62 ans, et père de trois enfants, dont une fille mariée, a été condamné, ce dimanche, par la cour d'assises de Tiaret, à 15 ans de réclusion criminelle assortie d'une amende de 30 millions de centimes à verser aux ayants droit. Les faits, vécus par la localité de Hammadia, à l'est de Tiaret, remontent à la matinée du 22 mai 2016 quand, après 40 ans de mariage, l'accusé décide de passer à l'acte.Alors que son épouse s'était enfermée dans sa chambre, le prévenu défoncera la fenêtre de l'extérieur pour la rejoindre et l'étrangler à mort. Son forfait accompli, il couvrira le corps avec une couette et ressortira par le même itinéraire, en prenant soin de refermer la fenêtre avant d'aller se balader en ville comme si de rien n'était. Quelques heures plus tard, son fils Brahim, inquiet de ne pas voir sa mère, frappera plusieurs fois à la porte. Ne recevant pas de réponse, il brisera la même fenêtre pour découvrir la scène macabre. Pris de panique, il alerte son oncle maternel qui l'aidera à défoncer la porte et alerter qui de droit. Lors de l'autopsie, le médecin légiste a conclu par une mort par strangulation. Dans sa déposition à la police, comme lors de toutes les étapes de l'instruction, le mari niera les faits retenus contre lui avant de se rétracter et reconnaître l'avoir étranglée tout en soulignant que c'est par accident que son épouse avait trouvé la mort. Prostré durant le procès, il se présente à la barre avec un nouveau scénario en déclarant au tribunal que la victime le trompait depuis longtemps et qu'il avait fait part à sa famille de son adultère. "Je les ai informés, à plusieurs reprises, que j'ai découvert des suçons sur son cou et des traces de relations extraconjugales sur le bas de son corps, ce qui la poussait à me rejeter", a-t-il déclaré. Quant au jour du drame, il a estimé que, devant l'obstination de son épouse à lui fermer la porte de la chambre, il n'avait d'autre choix que de s'infiltrer par la fenêtre avant de remarquer les mêmes traces "relationnelles" au sujet desquelles il avait vainement demandé des explications, voire l'identité de son amant, avant de l'étrangler. Les témoins à charge dont son fils Brahim, le frère de la victime et un voisin, ont pesé lourd sur l'accusé qu'ils ont décrit comme violent envers son épouse qu'il ne cessait de menacer de mort. "Nous lui avons même proposé de le remarier et lui payer un voyage à la omra dans l'espoir de voir son attitude changer", a avoué son fils. Le représentant du ministère public requerra la peine capitale. Bénéficiant de circonstances atténuantes, sachant qu'il est orphelin, le tribunal a condamné Z. Aïssa à 15 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire avec préméditation. R. SALEM
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R SALEM
Source : www.liberte-algerie.com