Un événement
emboîte le pas à un autre, si la première quinzaine du mois de Ramadhan aurait
été marquée par des excès de nature à exacerber davantage les réflexes,
entraînant du coup les mêmes conséquences, à titre illustratif l'embrasement
des prix de certains produits alimentaires, dépassant tout entendement, cela ne
nous a pas empêchés d'assister à une course effrénée où la consommation tous
azimuts a accaparé les esprits. La césure étant assez prononcée entre cet état
des faits et une atmosphère de ferveur religieuse, quelque peu altérée par des
comportements excessifs, souvent aux antipodes des préceptes de ce mois sacré,
appelant les musulmans à observer la retenue et la piété.
Durant ce mois, tout comme le reste de
l'année, les disparités sociales se font ressentir à tous les niveaux. A vrai
dire, les uns continuent d'évoluer dans l'opulence choquante et exagérément
ostentatoire. Pendant ce temps, d'autres, et ils constituent la majorité,
demeurent solidement enchaînés dans leur vie faite de frustration et d'éternels
assistés. Et cela en dépit des différentes opérations de solidarité officielles
ou de particuliers. Afin de colmater les brèches d'une réalité dénommée la
pauvreté latente, touchant des pans entiers de la société et qui n'est plus à
occulter. Sinon comment expliquer ce nombre grandissant de démunis jetés à la
rue et que les élans volontaristes d'entraide n'arrivent plus à contenir ?
Et voilà qu'un autre événement pointe du nez,
avec encore et toujours ses exigences, mettant devant le fait accompli des gens
lourdement pénalisés par une conjoncture socio-économique de plus en plus
difficile à dompter. Alors, on fait dans la gymnastique périlleuse afin de s'en
sortir sans trop de dégâts. Aussi, la rentrée des classes met en évidence les
attentes et les appréhensions des uns et des autres, tant l'événement est en
lui-même un rendez-vous incontournable où d'autres dépenses financières
viendront grignoter un budget familial déjà mal en point. Une petite virée à
travers les étals consacrés aux effets vestimentaires et autres fournitures
scolaires, nous renseigne sur les efforts que devront consentir les familles
démunies, au vu des prix proposés pour beaucoup d'articles, certains auront du
mal à joindre les deux bouts. Les jours se suivent et se ressemblent pour les
gens sans ressources conséquentes aptes à les prémunir des jours difficiles.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Chabana
Source : www.lequotidien-oran.com