A l'occasion de
la journée mondiale de lutte contre le sida, le professeur Kamel Senhaji était
l'invité de l'université de Tébessa. L'éminent scientifique, directeur de
recherches et de surcroît député à l'APW et devant un parterre constitué de
cadres de la santé, des médecins, des représentants de la société civile
impliqués dans la lutte contre le sida, parmi lesquels l'association Aniss,
ainsi que beaucoup d'étudiants et également les autorités locales. Devant tout
cet auditoire, le Pr K.Senhaji a entamé son exposé par un rappel de
l'historique de l'apparition des premiers malades du sida en 1981. De nos
jours, les statistiques font état d'un peu plus de 34 millions de malades du
sida à travers le monde dont 24 millions recensés dans les pays pauvres. Aussi
les inégalités restent grandes quant à leur prise en charge et la répartition
des thérapies.
Par la suite, le Pr K.Senhaji énuméra les
étapes qu'ont connus les recherches de l'identification du virus en 1983. Et
jusqu'à 1986, le sida a bénéficié d'une avancée importante en matière de
recherches. Au cours de son intervention, le chercheur et médecin expliquera
les différentes étapes de la contamination depuis l'intrusion du VIH dans le
corps humain, tout en rappelant que ce virus n'affecte que l'être humain. La
communication s'orienta ensuite vers le processus des différentes thérapies
mises au jour, avec l'apport conséquent de nouvelles technologies dans le
domaine médical, même si les traitements du sida demeurent lourds et de longue
haleine. Ainsi donc, la thérapie génique n'est qu'à ses débuts et nécessite
beaucoup de temps pour qu'elle soit vulgarisée. Abordant la question de
l'infection pendant la grossesse, le Pr K.Senhaji dira que la transmission du
VIH d'une mère infectée à son bébé se fait pendant les contractions précédant
l'accouchement ; de ce fait, on fait recours à une césarienne pour éviter les
contractions. En vérité, le sida demeure une maladie méconnue pour des raisons
sociales, culturelles et religieuses. Se protéger du sida doit être renforcé
d'une véritable campagne de sensibilisation sans discontinuer, car le mal est
toujours là, à l'affût. A commencer par cette idée fort répandue que le sida
est une maladie «honteuse». Une seule journée de célébration ne suffit pas
malheureusement. Et que ce fléau peut frapper à tout moment et n'importe où.
Aussi, la vigilance est de mise nonobstant les préjugés.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Chabana
Source : www.lequotidien-oran.com