Alors que la dernière semaine du mois de Ramadhan étant bien entamée, voilà que les premiers signes de l'Aïd El Fitr apparaissent, une atmosphère perceptible à travers cette foule, de plus en plus compacte, dans les ruelles commerçantes du centre-ville, attirée par une multitude d'étals hétéroclites, d'articles vestimentaires et autres ou dans les boutiques spécialisées en confiserie ET PRODUITS PATISSIERS.
À cause de la chaleur caniculaire, les gens préfèrent effectuer leurs achats dès les premières heures de la matinée. Quant aux prix des marchandises mises en vente, ils varient selon, leur qualité et les clients n'hésitent pas à débourser, pourvu qu'ils puissent dénicher la bonne occase. Ainsi, on voit parfois débarquer toute une famille, parents et enfants, pour l'achat d'un ensemble ou une robe à la petite s'ur. Il y a ceux qui arrivent de loin, notamment des localités rurales, où il est difficile de trouver ce qu'on cherche, tel ce père à l'air dubitatif, en provenance de la lointaine Ferkane, de l'extrême sud de la wilaya de Tébessa «c'est une occasion pour moi d'acheter de l'habillement à mes deux filles et pour l'Aïd et pour la rentrée scolaire, d'habitude, c'est leur maman qui faisait cela, mais comme elle est souffrante, je suis obligé de prendre momentanément sa place, même si mon choix n'est pas aussi bon que le sien» d'autres sont uniquement là pour tâter le souk, histoire d'avoir une idée sur la température, les emplettes se feront plus tard. Amina, quant à elle est depuis des heures au marché des vêtements pour enfants «vous voyez je suis à la recherche d'une paire de chaussures pour mon fils de huit ans, les prix proposés sont souvent exagérés pour se procurer un produit plus au moins de qualité acceptable». Même climat , chez les vendeurs de confiseries, là également, ce sont les ménagères qui mènent le bal, en fines connaisseuses, elles choisissent ce qu'il faut à la famille ainsi qu'aux invités du jour de l'Aïd. Pendant que les achats des ingrédients nécessaires à la préparation des gâteaux maison, Baklawa, Makroud ou encore la succulente Ghraiba pendant ce temps-là, les dépenses s'affolent davantage et les gens épuisent leurs dernières munitions, dans une folle course à la consommation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Chabana
Source : www.lequotidien-oran.com