De notre envoyé spécial à Tebessa Kamel Amarni
Abdelmalek Sellal commence à entrer progressivement dans la campagne pré-présidentielle. De Tébessa, où il était hier, il a lancé ce message : «Ces visites entrent dans le cadre de l'application du programme du président de la République. Et bientèt, nous allons présenter un bilan.» Le Premier ministre fait, bien sûr, allusion aux prochaines présidentielles.
«Le développement d'un pays, expliquera-t-il au cours de sa traditionnelle rencontre avec les représentants de la société civile locale, ce n'est pas une question d'argent.
C'est une question de vision. De cohésion. Si nous marchons ensemble, nous réussirons. Et c'est le rèle de votre gouvernement. Notre ambition est de servir le pays et nous n'attendons rien en retour. Il ne s'agit ni d'une campagne électorale ni nous visons l'urne».
Là , Sellal parle de sa propre personne. Avant d'expliciter un peu plus sa pensée : «Dans ce pays, nous avons la chance d'avoir des hommes debout. Nous avons un Président qui a une vision claire et qui sait où il va. Nous avons la stabilité en dépit d'un environnement pourtant agité.»
A sa manière, le Premier ministre donne ainsi, les premières interprétations «concrètes» du dernier communiqué du Conseil des ministres, annonçant «le début des préparatifs» liés aux prochaines présidentielles. Mais aussi «la grande ambition» de Abdelaziz Bouteflika.
«J'en ai marre»
«A chaque wilaya que nous visitons, nous constatons les mêmes insuffisances. Je prends l'exemple du logement. Franchement, on dirait que nos responsables ne sont pas en train de construire pour des Algériens !» Sellal dénoncera encore une fois cette mauvaise habitude typiquement algérienne consistant à consacrer des sommes colossales pour construire des cités horribles et où, parfois, les moindres commodités ne sont pas prévues. Dans la commune de Hammamet, dans la wilaya de Tebessa, et à la vue de la nouvelle cité qu'il allait inaugurer, le Premier ministre explose : «Vous êtes en train de construire pour des Algériens pas pour des animaux, voyons ! » Il donne instruction ferme de «revoir tout ça» ou du moins tenter de rattraper un tant soit peu les choses. «Faites attention ! Réglez-moi tout ça dans six mois. Gare à la colère des Tébessis. Ils ne sont pas faciles, croyez-moi.» A signaler, enfin, que, profitant de sa présence dans cette wilaya frontalière, Sellal tenait à faire une précision, destinée certainement à l'opinion publique tunisienne : «La Tunisie est un pays frère et nous lui souhaitons que du bien. Notre initiative visait seulement à faire rapprocher les frères dans ce pays.»
Il fait allusion aux audiences accordées par Bouteflika à Gaïd Essebsi et Ghannouchi. «Nous n'avons nulle intention de nous ingérer dans les affaires internes de nos frères.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.lesoirdalgerie.com