Tebessa - Revue de Presse

Rentrée scolaire et sociale



«El-Bala» à la rescousse des familles La rentrée scolaire et celle sociale étant pour très bientôt, les places marchandes spécialisées dans le commerce de la fripe connaissent un regain d’activité. Cette fois, la clientèle est issue de toutes les couches de la population. En effet, pour faire face à ces deux échéances, particulièrement coûteuses, les parents d’élèves et les fonctionnaires qui ne peuvent se payer le luxe de vêtir leur progéniture ou eux-mêmes de neuf se rabattent sur la fripe, à souk El-Hamri ou à M’dina J’dida, deux marchés réputés pour les prix accessibles qui y sont pratiqués. Ainsi, lors d’une virée que nous avons effectuée à souk «el-bala» du quartier El-Hamri, nous avons pu constater que les marchands de fripe ont réussi à fidéliser leur clientèle. Pour preuve, lors de notre passage dans cette immense aire marchande, des groupes compacts de citoyens jouaient des coudes pour dénicher la pièce susceptible de faire le bonheur des jeunes écoliers et même des lycéens et étudiants. Les prix étant accessibles aux bourses modestes, les gens ne se gênent plus pour s’approvisionner à El-Hamri ou M’dina J’dida plutôt que dans les magasins huppés où seules les grosses fortunes font leurs achats. Pour en savoir davantage, nous avons sollicité une mère de famille qui venait de faire le plein et qui donnait l’impression d’être satisfaite. «Avec 1800 dinars seulement, je viens de faire des achats qui m’auraient coûté les yeux de la tête dans les magasins du centre ville. Avec cette modique somme, j’ai acheté de quoi vêtir de pied en cape mes quatre enfants» dit-elle radieuse et apparemment ravie. A El-Hamri et M’dina J’dida, la clientèle, jadis recrutée exclusivement parmi les classes défavorisée, n’est plus aussi homogène puisque des gens de la haute y font aussi leurs achats comme c’est le cas à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire. Cependant, les marchands de fripe étant par nature insatiables, ils ne cessent de gémir et de regretter les heures de gloire de ce commerce. «L’activité, gémit l’un des plus anciens fripiers, a très nettement régressé et avec elle nos rentrées. Je regrette l’époque où les gens collectionnaient les griffes» dit-il avec un long soupir. Egalement interrogé, un autre fripier reproche aux pouvoirs publics d’avoir interdit l’importation des vêtements usagés. «Les quelques pièces dont je dispose, proviennent des wilayas de l’Est, de Tébessa plus précisément. Les pouvoirs publics ayant frappé d’interdit l’importation de la fripe, les ports et aéroports ne l’acceptent plus». Les fripiers d’El-Hamri se plaignent aussi de la concurrence, à leur sens déloyale, que leur livrent les autres commerçants qui écoulent les produits en provenance de Chine. Concernant la fripe, on rappelle que certains médecins déconseillent le recours à ce genre de vêtements, notamment les sous-vêtements et autres effets dont raffole la gent féminine. Selon ces spécialistes, revêtir des vêtement en provenance de la fripe favorise les maladies de la peau, l’apparition de champignons et les allergies. Au niveau du service infectieux, on fait état de plusieurs cas de maladies imputables à la fripe surtout lorsque les vêtements ne sont pas traités.   Samia D.
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