Frapper fort
Un million cinq cent mille mètres de câbles électri-ques et téléphoniques ont été volés pour en extraire le cuivre et le revendre. Un chiffre effarant qui constitue un crime économique plus grave que les détournements d’argent, dans la mesure où il paralyse des pans entiers de l’économie et cause des arrêts techniques qui se chiffrent par dizaines de millions de dinars. La Sonelgaz, Algérie Télécom et la société des chemins de fer sont les principales victimes de ce nouveau fléau qui commence très sérieusement à se répandre à travers tout le pays. L’ampleur des dégâts et les vols qui s’étendent à travers, pratiquement, toutes les wilayas laissent penser à une maffia du cuivre. Pire, il est difficile de croire qu’il ne s’agit que de simples voleurs qui agissent pour revendre leurs butins, sans qu’un réseau organisé et structuré ne les couvre.Si plusieurs arrestations ont été opérées, certains voleurs ont été pris en flagrant délit, aucune enquête n’a fait ressortir l’existence de barons et aucun gros poisson n’a été pris. S’agirait-il de complicités pour couvrir des responsables haut placés ou serait-ce le cloisonnement de l’organisation qui serait si bien structurée qu’il serait impossible de remonter au sommet? En attendant, des lignes téléphoniques sont perturbées, des lignes électriques sabotées et le seul tronçon électrifié de la SNTF -qui relie Annaba à Tébessa- continue de subir de grosses pertes. Les responsables des chemins de fer assurent qu’ils ont mis le paquet pour la surveillance des voies mais précisent qu’il est impossible de garder chaque mètre, d’autant plus que les voleurs choisissent les horaires qui leur conviennent et les endroits les plus vulnérables.
Face à de tels agissements, qui risquent de donner des idées à leurs promoteurs et qui pourraient les appliquer et les étendre à d’autres créneaux, l’Etat devrait frapper très fort. Il ne s’agira pas de condamner les auteurs de ces dégradations vandales à de petites peines d’emprisonnement mais de leur infliger les peines maximales prévues pour les délits les pus graves. La peine de mort? Pourquoi pas si le code pénal prévoit de telles peines. Les ONG et les champions des droits de l’Homme ne trouveraient rien d’anormal à cela. Et si quelques voix s’élevaient pour dénoncer un verdict si sévère pour si peu, on pourra toujours leur opposer la condamnation à neuf années de prison à l’encontre d’un citoyen américain qui, excédé par ses aboiements, a poignardé un chien sans le tuer. On se demande quel aurait été le verdict si l’animal avait été tué. Un million et demi de mètres de câbles mériteraient certainement plus sévère verdict.
Â
Miloud Horr
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com