
Le nombreux public présent bien avant l'entame de la soirée musicale est resté sur sa faim au deuxième jour du Festival culturel national de la musique et la chanson amazighes.Après le passage réussi du premier groupe, en l'occurrence le groupe Okha, une panne de courant a plongé le concert dans l'obscurité durant presque trente minutes. En effet, alors que la deuxième formation dans le style chaoui, du groupe Hakim Kelaka, avait entonné ses chansons sur scène, une coupure subite de courant électrique a plongé toute la ville de Tamanrasset dans le noir.Du coup, c'est la mythique placette du 1er -Novembre qui sombré dans l'obscurité. Le jeune chanteur chaoui, perturbé par la coupure de courant est remonté, malgré tout, sur scène pour terminer son programme une fois le courant rétabli pour laisser place à l'étoile montante de la chanson kabyle, la jeune et ravissante Djidji. Cette dernière, une non voyante, n'avait pas encore terminé sa première chanson, que l'obscurité est revenue une deuxième fois, coupant court à son élan qui a scotché le nombreux public.Rebelote, c'est la deuxième coupure qui a contraint les présents à quitter l'esplanade de la Maison de la culture dans une frustration totale.Un impondérable que la jeune chanteuse et le nombreux public ont pris sur eux afin de faire durer le plaisir du spectacle. 30 minutes plus tard, Djidji, une fois le courant rétabli une deuxième fois, est remontée sur scène, mais avec moins d'enthousiasme «Je suis vraiment déçue, je suis venue à Tam animée d'une grande volonté et beaucoup d'enthousiasme afin de partager quelques moments avec le public touareg, hélas! le courant électrique a entravé mon passage en gâchant cette deuxième soirée», nous a déclaré Djidji à la fin de son passage.De son côté, le deuxième groupe touareg, du nom «Issekta» s'est fait plaisir sur scène, mais devant une assistance faible. Ainsi, après cette regrettable panne de courant, c'est à se demander qu'après les coupes budgétaires concernant les festivals, est-ce que cette coupure de courant électrique est rentrée aussi dans la sphère des restrictions budgétaires'En outre, ce festival, dont l'essence même est basée sur l'émergence et la promotion des jeunes talents, et qui s'assigne comme objectif principal, entre autres objectifs, la sauvegarde et la promotion du legs lyrique national, prévoit des compétitions entre les jeunes troupes participantes, qualifiées à l'issue des festivals culturels locaux, pour primer les meilleures interprétations en chanson amazighe.En effet, les lauréats des différents concours relevant des festivals culturels locaux des chansons et musiques kabyles, chaouies, mozabites et terguies auront à disputer les trois premières places mises en compétition durant cette 8ème édition. A noter que chaque festival culturel local participe avec trois groupes ayant été consacrés au préalable. Cette compétition a débuté dimanche dernier avec le passage des lauréats de la chanson chaouie.Lundi dernier c'était autour de la chanson mozabite. Quant à la chanson kabyle, elle est rentrée en lice mardi dernier avant de voir cette compétition se clôturer avec la chanson terguie pour laisser place au jury du festival et départager les concurents pour statuer sur la liste des lauréats de la 8ème édition du Festival culturel national de la chanson et la musique amazighes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Boualem CHOUALI
Source : www.lexpressiondz.com