
La 7e édition du Festival international de la musique diwane, a été clôturée, jeudi soir, au théâtre de verdure Saïd Mekbel de Riad El Feth, par un invité de marque, l'artiste malien Vieux Farka Touré en l'occurrence.Après une semaine d'une riche programmation, entachée les deux premiers jours par une panne d'électricité de taille, les lampions de la 7e édition du Festival international de la musique diwane se sont éteints ? au grand regret des mélomanes ? dans une belle ambiance. Cette clôture a affiché complet, et ce, comme toutes les soirées qui l'ont précédée. Fait notable à relever, c'est que toutes les générations sont venues fêter dans la convivialité ce rendez-vous musical de haute facture.C'est le musicien et chanteur malien, Vieux Farka Touré, qui a eu l'insigne honneur d'étrenner la soirée. Habitué de la scène algérienne puisque c'est la deuxième fois qu'il se produit dans notre pays, Boureima Vieux Farka Touré salue son public de son large sourire gracieux. Il enfile sa guitare tout en donnant le la à ses deux musiciens.Une musique aux airs de blues s'échappe des deux guitares électriques et de la basse. Le public se lâche complètement. Un premier noyau de personnes s'approprie le devant de la scène. Le digne fils du célèbre et regretté Ali Farla Touré, Vieux Farka Touré, souhaite la bienvenue à ses convives, tout en leur rappelant qu'il s'est déjà produit une première fois en Algérie, plus précisément à Tamanrasset. «Là, on va se calmer un peu. Cela arrive, ne vous inquiétez surtout pas», dit-il d'un air jovial.Les instruments reprennent de plus belle. Un intermède musical est à l'honneur. En effet, des sons mélodieux mêlant tradition et modernité s'élèvent dans le firmament de cette nuit à la brise légère. A un certain moment, il fait dans la méditation durant quelques minutes. Il ferme les yeux pour mieux s'imprégner de sa musique. Il reprend ses esprits en s'adressant une seconde fois à son fidèle public : «Est-ce que ça va ' Vous voulez qu'on danse ' Ce n'est pas un problème.Je veux que tout le monde se lève afin de danser», lance-t-il avec toujours ce sourire aux lèvres qui ne le quitte jamais. Il exhorte les techniciens de ne pas éteindre la lumière sur scène : façon singulière de mieux cerner ses convives du moment. Le public est d'emblée conquis par une musique lancinante, puis entraînante quand le chanteur invite pour la énième fois les spectateurs à danser.En l'espace d'une heure de temps, il reprendra un titre de son défunt paternel Farkha ainsi que quelques titres de ses propres albums, entre autres Fondo, Modiba, Walaydo, Yangado. Le chanteur Vieux Farka Touré nous a confié juste après le concert, dans les coulisses, qu'il restait fidèle à la tradition de son père et qu'à travers sa quête il vendait la culture malienne. Il demeure convaincu que les musiciens sont les «vendeurs de leur pays».Place ensuite à la seconde partie du concert avec le groupe marocain de ganwi, Mâalem Mustapha Baqbou & Rja Fallah. Ce dernier s'est plu à offrir des morceaux religieux en l'honneur des gnawa. La soirée s'est clôturée avec un semblant de fusion instrumentale entre Vieux Farka Touré à la guitare et Mâalem Mustapha au gumbri.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacima Chabani
Source : www.elwatan.com