
Le rapatriement des migrants africains se poursuit dans le sud algérien. Quelque 88 nigériens ont été accueillis, il y a quelques jours, dans le centre de transit de Djanet, avant d'être rapatriés vers leur pays origine. « L'opération s'est déroulée dans de bonnes conditions et se poursuit conformément à ce qui a été convenu entre les autorités des deux pays », affirme le chef de la daïra de Djanet, Abdelkrim Benkouider. Mais ces opérations n'ont pas pour autant réduit le nombre des émigrés clandestins qui se trouvent dans cette ville, à la quête d'un travail. « Je suis à Djanet avec mon frère depuis plusieurs années. Je travaille dans le tourisme et j'ai réussi, lors de la basse saison, à ouvrir un magasin de vitrerie », raconte un Burkinabé. Son long séjour en Algérie lui a permis de se faire des amis et de gagner de l'argent. « Je rentre chez moi une fois par an à l'occasion des vacances. Ça me permet de voir ma famille et de lui remettre un peu d'argent », confie-t-il. Le déplacement vers son pays natal n'est pas une tâche facile. C'est même un véritable parcours du combattant. « Je rejoins Tamanrasset. Puis je me déplace jusqu'à la frontière où je prends des bus clandestins pour traverser le Mali. Je prends ensuite un autre transport pour enfin arriver dans mon pays », précise-t-il. Il n'est pas le seul à être dans cette situation, vu le besoin important de la main-d'?uvre dans cette région. Les immigrés africains travaillent dans le bâtiment, la restauration et même dans le tourisme. Certains optent aussi pour le travail artisanal ou les petits métiers. Djanet accueille également les malades évacués de Libye pour des soins à l'hôpital de la ville. « Avant, les Libyens bénéficiaient de soins dans nos structures sans aucune formalité. Mais depuis que les frontières sont fermées, des équipes pluridisciplinaires se déplacent vers les frontières en collaboration avec l'ANP, où ils accompagnent les cas qui présentent de sérieux problèmes de santé. Si le cas nécessité une prise en charge sur place, ils le font. En cas d'hospitalisation, on engage une procédure permettant à ce citoyen d'avoir un titre de séjour durant lequel il bénéficiera d'une prise en charge totale en Algérie », indique le chef de daïra.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com