
"La logistique en Algérie est à organiser", a reconnu, hier, le ministre des Transports et des Travaux publics, Boudjema Talaï, à l'ouverture du symposium international sur la translogistique, le transit et l'entreposage de marchandises, organisé au Centre international des conférences d'Alger par Abouabcom et IBC."Il ne peut y avoir d'exportation s'il n'y a pas une organisation logistique", a affirmé Boudjema Talaï, annonçant que le gouvernement est en train "de maturer l'idée de réaliser un aéroport international dédié uniquement au fret au niveau de Tamanrasset".Le ministre a également évoqué le grand port centre, de Hamdania, entre Cherchell et Tipasa, dont les travaux devraient être lancés vers la fin du premier trimestre 2017.Pour le P-DG de Rail-Logistic, filiale de la Société nationale des transports ferroviaires, "le développement de la logistique en Algérie pourrait être mieux appréhendé avec l'organisation d'échanges entre logisticiens et les opérateurs économiques qui contribueront à tracer les contours d'un plan national de développement de la logistique en Algérie".M. Tewfiq Rahmouni pense que "la mise en place d'un haut comité de régulation ou de pilotage de la logistique en Algérie, qui en plus d'être l'interface idéale de l'opérateur et du législateur, pourra constituer le régulateur dans l'application de la politique logistique". Il souligne la nécessité de renforcer le partenariat public-privé, "de manière à mutualiser les potentiels existants et à renforcer la force de frappe des opérateurs".Citant des rapports d'experts, le DG de Rail-Logistic indique que l'Algérie perd entre 5 à 6 milliards de dollars en coûts de logistique dans les transactions internationales.La faiblesse des infrastructures et des services logistiques en Algérie impacte les coûts des produits rendus au client ou fabriqués et transformés en Algérie d'un surcoût de l'ordre de 20 à 30%, au détriment de la compétitivité du produit algérien à l'international."Il est donc d'un intérêt stratégique pour l'Algérie de promouvoir des plateformes et des activités logistiques dans la perspective de réaliser des économies d'échelle sur les processus d'importation et d'améliorer à terme la compétitivité du produit algérien sur les marchés internationaux", souligne M. Rahmouni. "Il n'y a pas de grande conquête sans logistique forte pour l'appuyer", estime, pour sa part, M. Safi Lazreg, directeur général de Numilog, filiale du groupe Cevital, estimant que le transport n'a pas trouvé, en Algérie toute sa place. "Nous, transporteurs, faisons figure de parents pauvres et souvent de coupables idéals", a-t-il signalé, regrettant que les logisticiens n'ont pas su mettre en valeur leur métier. "Nous sommes un levier de compétitivité et de performance. Plus que cela nous sommes un acteur incontournable de l'économie de notre pays", a-t-il affirmé.Safi Lazreg relève que trop d'industriels réalisent, encore aujourd'hui, par eux-mêmes, leur logistique, faute de compétiteur transport solide. "Nous devons les convaincre à envisager des externalisations", a-t-il estimé.M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabhi Meziane
Source : www.liberte-algerie.com