Cet épineux dossier a été rouvert par le wali, Djilali Doumi, qui vient de donner de fermes instructions visant à éradiquer ce phénomène qui aura transformé la capitale du tourisme saharien en un immense bidonville viabilisé.Une vaste opération de démolition a été enclenchée au chef-lieu de wilaya, notamment dans le périmètre de la zone d'extension touristique, laquelle a, faut-il le signaler, fait face à un détournement sans précédent au vu et au su de toutes les autorités compétentes.
L'opération de démolition concerne particulièrement les poches foncières destinées aux projets d'utilité publique, indique-t-on à la wilaya en affichant une détermination inébranlable à lutter contre ce phénomène ayant pris des proportions alarmantes ces dernières années. Pour remédier à cette métastase urbaine, la wilaya aura mobilisé de gros moyens humains et matériels afin de réussir cette opération qui, précise-t-on de mêmes sources, a été encadrée par les services de sécurité dans le but d'éviter d'éventuels débordements. Il faut retenir que les occupants des baraques démolies auraient été mis en demeure à maintes reprises pour quitter les lieux, mais certains avaient continué de faire la sourde oreille. Ils ont été finalement délogés manu militari.
Fort heureusement, aucun incident fâcheux n'a émaillé cette opération de démolition, hormis les rares réactions enregistrées sur les réseaux sociaux à l'égard des autorités locales et des responsables de cette excroissance qui affecte profondément la capitale de l'Ahaggar. En effet, la présence imposante des tuniques bleues a dissuadé les plus récalcitrants. Pour mémoire, cette opération est la seconde du genre après celle menée en avril 2016, où l'on avait démoli un peu plus de 3000 unités occupant une superficie de plus de 300 ha. Aussi étrange que cela puisse paraître, les informations obtenues auprès de la wilaya ont fait ressortir que 25% seulement des constructions étaient destinées à l'habitat, le reste étant des parcs à vocation commerciale et des bâtisses exploitées à des fins inavouées.
Près de 4 ans plus tard et après l'achèvement de toutes les procédures administratives de recensement des constructions érigées illicitement, dont le nombre n'a pas été révélé, les autorités locales décident de passer à l'action en frappant d'une main de fer pour en finir avec la prolifération inquiétante des habitations anarchiques, mais surtout pour couper l'herbe sous le pied des Subsahariens qui ont réussi étrangement à faire main basse sur plusieurs lotissements fonciers à Tamanrasset. L'opération qui devrait s'étendre aux autres cités envahies par le béton illicite, mais surtout aux superficies détournées par les gros "poissons" de la contrebande, a été saluée par les habitants qui souhaitent l'assainissement définitif de cette situation qui porte un grave préjudice au patrimoine architectural de cette collectivité du grand Sud.
RABAH KARÈCHE
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com