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L'enquête montre que les décharges du matériel disparu ont été cosignées par le mis en cause et le magasinier de l'hôpital qui, lui aussi, a été condamné à 6 mois de réclusion.Inculpé pour négligence de denier public, le directeur de l'Etablissement public de la santé de proximité (Epsp) de Tamanrasset vient d'être condamné à une année de prison ferme assortie d'une amende de 200 000 DA. L'affaire a éclaté en mars 2013 lorsque la directrice de ce même établissement, T. K., a été démise de ses fonctions sur décision de la direction des ressources humaines du ministère de la Santé et de la Population. La décision fut motivée par le rapport adressé au premier responsable du secteur, le 19 novembre 2012, par le wali d'alors, Saïd Meziane, où il avait fait part de plusieurs irrégularités relevées lors de la réalisation de certaines infrastructures sanitaires, à l'exemple du centre d'anti-intoxication de Sersouf. Avant même sa mise en service, l'ouvrage en question avait, rappelons-le, subi des dégradations diverses sur les plans interne et externe. Le procès-verbal de la réception définitive dudit centre fait état d'actes de vandalisme ayant provoqué destruction, vol et saccage de plusieurs articles et blocs durant la période ultérieure à la réception provisoire du projet, sachant qu'une durée de gardiennage a été dûment assurée par l'entreprise réalisatrice, avant qu'elle ne remette les clés au maître de l'ouvrage qu'est la Direction de la santé et de la population (DSP) de Tamanrasset. Ouvert aux quatre vents, l'ouvrage avait fait l'objet de vol et de saccage, notamment au hall d'entrée, dans les ateliers sanitaires et les chambres destinées aux malades, où l'on a constaté la destruction des conduites de distribution d'AEP, de la robinetterie et du réseau anti-incendie. Dans le même rapport on avait également signalé la disparition d'une bonne partie du matériel destiné à l'équipement de la clinique de maternité, qui est administrativement gérée par la directrice remerciée. Ne voulant pas signer les décharges relatives au matériel disparu, celle-ci s'est dégagée de toute responsabilité en saisissant les instances juridiques compétentes pour dénoncer ce qu'elle a qualifié de "magouilles". Une enquête ordonnée par procureur de la République près le tribunal de Tamanrasset a été ainsi diligentée. Quelques semaines plus tard, le responsable du personnel à la DSP, premier accusé dans l'affaire, a été nommé directeur de l'EPSP jusqu'à ce que le dossier soit de nouveau rouvert. La conclusion de l'enquête montre que les décharges du matériel disparu ont été cosignées par le mis en cause et le magasinier de l'hôpital qui, lui aussi, a été condamné à 6 mois de prison assortie d'une amende de 20 0000 DA. Une troisième personne, impliquée dans l'affaire, a également écopé de la même peine infligée contre le magasinier prévenu. Sauf que la peine d'emprisonnement a été reconvertie, selon notre source, pour l'accomplissement travaux d'utilité publique.R. KNomAdresse email


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