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Le wali de Tamanrasset, Abdelhakim Chater, ne veut pas que l'on parle de l'immigration clandestine ni de la protestation de la population dans «sa» wilaya.«L'immigration clandestine ne nous concerne pas. La frontière est fermée. Et celui qui veut enquêter sur le sujet qu'il aille au Niger», a déclaré le wali en réponse à notre question sur la gestion du dossier des migrants subsahariens.Ce commis de l'Etat a donné une réponse, pour le moins incompréhensible, à une question sur les actions de protestation menées par les habitants de certains quartiers de la ville de Tam. «Vous vous croyez à Bab El Oued ' Il n'y a aucune protestation ici», répond le wali avant de nous demander, provocateur : «Est-ce qu'El Watan est un journal algérien ?'»Une question à laquelle nous avons répondu en rappelant que ce quotidien dispose d'un agrément délivré par les autorités algériennes et qu'il est reconnu par l'ensemble des institutions de l'Etat algérien. Le wali est visiblement irrité par le fait qu'El Watan assume sa mission d'informer malgré l'insistance des autorités à se murer dans le silence et la rétention de l'information. Et avant de mettre fin à l'entrevue d'à peine 5 minutes qu'il nous a accordée, le wali a menacé de déposer une plainte contre le correspondant d'El Watan à Tamanrasset, Ravah Ighil, auteur de l'article intitulé «Mort des migrants nigériens près d'In Guezzam (Tamanrasset) : plus de moyens logistiques pour l'intervention aux frontières», paru dans notre édition d'hier.


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