Les données statistiques présentées, hier, au ministre des Mines, Mohamed Arkab, lors de la visite de travail qui l'a conduit dans la wilaya de Tamanrasset, montrent les potentialités minières dont dispose la wilaya, mais aussi l'importance des gisements aurifères qui restent, jusque-là, la proie des contrebandiers de tout bord.Accompagné de quatre membres du gouvernement, à savoir le conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté algérienne à l'étranger, le ministre délégué auprès du Premier ministère chargé des Micro-entreprises, la ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables et la ministre de l'Enseignement et de la formation professionnels, M. Arkab a d'emblée fait part de la nouvelle feuille de route assignée à son département pour mettre le paquet sur le développement de l'exploration et l'exploitation minières dans le Grand Sud.
Ce faisant, le représentant du gouvernement Djerad a parlé des nouvelles mesures de formation et d'encadrement devant être lancées tout prochainement avant de se lancer dans l'exploitation des richesses minières en Algérie, et ce, pour assurer un bon décollage de ce secteur présenté comme un catalyseur économique et une alternative stratégique aux hydrocarbures.
D'après les chiffres avancés par la direction locale des mines, seulement 1% des ressources minières que recèle Tamanrasset sont actuellement exploitées. Sur les 27 sites granitiques et de marbre existants, un seul s'étendant sur une superficie de 30 ha est officiellement exploité.
Il s'agit du site d'Outoul, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya de Tamanrasset. D'une capacité journalière de 300 m3/jour, la durée d'exploitation du présent site peut s'étaler jusqu'à 100 ans, selon la même direction qui n'a pas omis de soulever le problème de la charge électrique sur lequel bute l'unité d'exploitation.
Pour le secrétaire national du Forum des jeunes entrepreneurs, Mohamed Fadel Akouar, la démarche du gouvernement s'apparente à une mise en scène consacrant l'éternel bricolage, eu égard aux décisions prises unilatéralement et sans consulter les véritables spécialistes.
Notre interlocuteur a cité l'exemple de l'unité Granitam qui s'est lancée depuis janvier 2017 dans l'exploitation du marbre sans apporter le moindre signe de développement à cette région qui manque terriblement de projets industriels. Abondant dans le même sens, le P/APC de Tamanrasset, Badi Cheikh, conteste les facilitations accordées à certains producteurs de matériaux dont les prix sont inabordables sur le marché local.
RABAH KARECHE
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com