
Le nouveau code des douanes sera examiné le 11 décembre prochain au Parlement, a annoncé hier le directeur général des douanes, Kaddour Bentahar. Il devrait être fin prêt début 2017.Younès Djama - Alger (Le Soir) - Le premier responsable des douanes s'exprimait lors de la réunion périodique de la cellule d'écoute dédiée aux exportations, initiée par le ministère du Commerce. Le lieu et le timing de l'annonce ne sont pas fortuits, puisque le nouveau texte est porteur de nouveautés, notamment des facilitations, en faveur de l'acte d'exportation en dehors des hydrocarbures. Il convient de souligner que les Douanes algériennes, dira le premier responsable, s'engagent à accompagner cette politique gouvernementale visant à encourager les exportations en hors hydrocarbures.En soulignant que les douanes seront le maillon fort de la chaîne qui mènera vers les objectifs de diversification de l'économie. Evoquant la nouvelle zone de transit de Tamanrasset, que le gouvernement s'apprête à installer, Kaddour Bentahar dira que ses services ont l'expertise pour la gérer. «Si c'est une zone sous-douane où tout se passe dans cette zone, il y a juste une logistique à mettre en place. S'il s'agit de produits frais, il ne faudrait pas qu'il y ait une rupture de la chaîne de froid. Il faut préparer toutes les conditions logistiques possibles et imaginables ; s'il faut installer des conteneurs à froid, il va falloir le faire. S'il s'agit d'une zone sous-douane, tant mieux, l'export se fera directement à partir de cette plateforme», affirmera M. Bentahar à l'adresse des exportateurs algériens présents à la rencontre abritée par la Safex. Et d'ajouter : «En ce qui nous concerne, nous nous inscrivons en droite ligne dans cette politique, nous sommes disposés à accompagner ce projet (plateforme logistique de Tamanrasset) pour sa réussite. Nous serons le maillon fort qui va créer cette dynamique au niveau de Tamanrasset par nos instruments de gestion des zones sous-douane'qui seront renforcées par le nouveau code des douanes qui sera prêt début 2017.»De son côté, le ministre du Commerce, Bakhti Belaà'b, a indiqué que l'export doit être un rêve partagé par tous. Et dit croire personnellement à ce rêve «car je pense qu'il est de plus en plus partagé». surtout, ajoute-t-il, que durant les six premiers mois de cette année, le Centre du registre de commerce (CNRC) a enregistré 650 demandes émanant d'opérateurs économiques qui veulent se spécialiser dans l'exportation hors hydrocarbures (HH). «Ceci est un facteur très positif surtout que nous vivons une période où nous avons des produits algériens de qualité supérieure et très compétitifs par rapport aux produits étrangers», fera remarquer M. Belaà'b. A tel point, poursuit-il, que certaines opérations d'exportation se sont effectuées directement avec des délégations étrangères venues dans notre pays.Néanmoins, le ministre fera observer que même en engageant des actions visant à encourager l'exportation hors hydrocarbures, il se trouve toujours des «gens qui cultivent la sinistrose et propagent le pessimisme». «Tous les pays du monde traversent des situations difficiles comme le nôtre, il faudrait du coup invoquer le sentiment patriotique qui, contrairement à ce qu'on pense, n'est plus une idée archaà'que ; la preuve des pays développés en Europe et les Etats-Unis invoquent ce sentiment, comme le fait du nouveau Président élu Donald Trump- comme une alternative à ces crises qui secouent aujourd'hui le monde», notera le ministre. «Je suis de ceux qui croient dur que l'Algérie a de très grandes chances de hisser le niveau de ses exportations en dehors des hydrocarbures. Je ne dis pas que les exportations HH vont remplacer immédiatement la rente pétrolière, mais elles vont contribuer à trouver des parades contre la crise que nous traversons», relève M. Belaà'b.S'agissant de la cellule d'écoute sur les exportations, il dira que dans une première étape, elle a été consacrée à l'écoute des acteurs opérationnels (Banque d'Algérie et les douanes”?).Prochainement, cette cellule entamera le ballet des ministres qui sont concernés. «Nous allons, très prochainement, recevoir les ministres de l'Agriculture, de l'Industrie et des Transports, puis nous verrons les autres secteurs qui seront impliqués», a déclaré le ministre du Commerce.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y D
Source : www.lesoirdalgerie.com