Tamanrasset - A la une

Scandaleux !



Scandaleux !
Parmi les heureux bénéficiaires figurent les fils du P/Apc and Co, ainsi que certains proches des membres de la commission d'attribution, à l'exemple du frère du coordinateur de l'Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem) de Tamanrasset.Destinés aux artisans et promoteurs de différents dispositifs de soutien à l'emploi de jeunes, les locaux commerciaux réalisés dans le cadre du programme du président de la République dans la commune de Tamanrasset sont attribués dans «des conditions douteuses et des circonstances qui affirment encore une fois l'absence de l'Etat dans une wilaya livrée sciemment à la mafia de l'administration», se lamente un fonctionnaire qui est au fait du dossier.Parlant sous le couvert de l'anonymat, notre interlocuteur dénonce, documents à l'appui, le fait que «ces locaux sont distribués sous la table au mépris des lois de la République à l'idée de savoir que certains attributaires, privilégiés par la commission, ne remplissent pas les conditions et ne répondent point au profil demandé. Parmi les heureux bénéficiaires figurent les fils du P/Apc and Co, ainsi que certains proches des membres de la commission d'attribution, à l'exemple du frère du coordinateur de l'Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem) de Tamanrasset.C'est scandaleux !» Malgré le fait qu'elle a été instruite de ces irrégularités, la commission d'attribution a quand même avalisé la liste des bénéficiaires. Ceux-ci ont été contestés par certains membres qui ont refusé de cautionner cette affaire mafieuse que l'administration compte coûte que coûte étouffer pour échapper au lynchage des médias. Preuve en est, les décisions prises lors de la dernière rencontre des membres de la commission n'ont pas fait l'unanimité puisque certains membres, dont le directeur de l'antenne de l'Ansej à Tamanrasset, refusent de signer le procès-verbal de la réunion en raison du micmac qui s'est fait sentir et des personnes douteuses portées sur la liste des bénéficiaires.Tout en démentant catégoriquement ces allégations, le chef de daïra de Tamanrasset, Hacen Khaldi, affirme, en sa qualité de président de la commission d'attribution des locaux dits du Président, que ces accusations ne reposent sur aucun fait fondé et que les dossiers des bénéficiaires ont été traités au cas par cas et dans la transparence la plus totale. «Les dossiers sont conformes à la réglementation et les bénéficiaires, dont le nombre s'élève à plus de 70, remplissent toutes les conditions requises», a-t-il corroboré.A la question de savoir pourquoi les membres qui ont refusé d'apposer leur émargement et cachet sur le PV de la commission, M. Khaldi répond : «C'est à cause d'un bénéficiaire en situation litigieuse avec l'Ansej que le directeur de celle-ci refuse de signer, sinon tous les autres membres ont approuvé la liste définitive.» Signalons au demeurant que les locaux érigés dans certains quartiers de la ville, à l'exemple de la cité Essalem, ne profitent décidément qu'aux délinquants ayant fait de ces magasins abandonnés des maisons closes et des gîtes propices pour s'adonner au trafic de drogue et à la prostitution. Interrogé sur cet état de fait, le chef de daïra s'en lave les mains et renvoie la balle à «l'Apc qui devrait être chargée de la gestion de ces locaux à usage professionnel et artisanal une fois attribués.»


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