Tamanrasset - A la une

Rétrospective de l'année 2016



Rétrospective de l'année 2016
- Migration clandestine : 400 migrants transférés400 migrants ont été transférés le 25 juillet 2016 vers un centre de transit situé à Tamanrasset, dans le but de les rapatrier vers leur pays. Le camp de Saket, où ont été regroupés les Subsahariens, a été fermé par les autorités, qui ont aussi barricadé les arcades menant au dessous du pont des Quatre chemins où s'installaient ces réfugiés.Depuis cette date, la rue demeure la seule adresse à ces condamnés à l'errance. Quelques familles de réfugiés subsahariens errent toujours dans les rues de Béjaïa, quémandant pour survivre. Ils sont des dizaines de personnes à se réfugier dans la wilaya en plus des familles syriennes qui sont plus nombreuses dans les villes périphériques du chef-lieu de wilaya.- Ifri : Une commémoration à deux niveauxLa commémoration du rendez-vous historique du Congrès de la Soummam a suscité cette année un intérêt tout particulier. Le soixantième anniversaire a convoqué à l'inaccoutumée un cortège d'officiels conduit par le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, et celui de la Culture, Azzedine Mihoubi. Ils sont venus combler l'absence de Abdelmalek Sellal, dont on a annoncé officieusement la venue.Depuis de très longues années, les lieux sont restés la destination des citoyens, fidèles au combat de Abane Ramdane et ses camarades de lutte, sans l'ombre du moindre haut représentant de l'Etat algérien. Pour la circonstance, le site a été fermé pour rénovation depuis le 10 juin 2016 et a reçu, à l'occasion, les stèles, mal proportionnées, des six chefs historiques du Congrès.On retiendra que la commémoration a connu deux cérémonies séparées l'une de l'autre par une frontière imaginaire voulue pour ne pas mêler les autorités au public qui est venu nombreux en pèlerinage sur les lieux. La délégation ministérielle a été matinale et a investi les lieux en fermant le portail derrière elle pour le rouvrir au grand public après son départ. Ifri de cette année a été celui d'une commémoration à deux niveaux qui séparent le peuple de ses dirigeants.- Cinéma : Censure aux JCBLa 14e édition des Journées cinématographiques de Béjaïa (JCB), organisée du 3 au 9 septembre 2016, a été émaillée par un fait détestable relevant de l'atteinte aux libertés. Vote off, un film documentaire de Fayçal Hammoum, a été interdit de projection par la commission de visionnage dépendant du ministère de la Culture.Le département ministériel de Azzedine Mihoubi s'en est dédouané dans un communiqué qui a justifié la décision de la commission par «des contenus portant atteinte aux symboles de l'Etat et de sa souveraineté» sans autre précision. Le réalisateur, quant à lui, tout comme un bien nombreux public, y a vu «un cas flagrant de censure». Le documentaire, dont la bande d'annonce est toujours sur Youtube, traite de la question des dernières élections présidentielles et de ce qu'en pensent les jeunes algériens.Leurs avis de boycotteurs semblent avoir constitué une «atteinte aux symboles de l'Etat». Une réaction s'est faite entendre parmi le public même des JCB qui a adopté une déclaration-pétition rédigée par un groupe d'intellectuels et militants qui ont dénoncé un «paternalisme désuet et absurde».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)