Désormais, toutes les fédérations, inhérentes au secteur, seront représentées dans les conseils d'orientation et dans les conseils d'administration de l'Onat et de l'ONT.
'Le temps des clivages, de l'isolement, de l'exclusion et de l'incompréhension en raison du manque de concertation est révolu, laissant place à une nouvelle ère que caractérisent le rapprochement, le partenariat, la solidarité et l'action. Je dis bien l'action sur le terrain que seule l'implication effective de tous les acteurs peut rendre effective', a déclaré hier Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l'Artisanat résumant ainsi les véritables obstacles qui ont, durant des décennies, entravé le développement du secteur en Algérie.
Réunissant la grande famille du tourisme, le ministre s'est ainsi longuement exprimé sur la question hier à l'hôtel Safir-Mazafran, lors de la rencontre nationale des opérateurs et des acteurs dans le tourisme, l'hôtellerie et l'artisanat. Prenant à témoin les directeurs de tourisme, les représentants du Syndicat des agences de voyages, les différentes fédérations (agences, offices du tourisme et hôteliers), le premier responsable du secteur a écouté tout un chacun, suite au travail accompli dans le cadre des ateliers, pour donner ensuite les grandes orientations.
'Le devenir du tourisme et de l'artisanat ne se fera pas sans vous', lancera le ministre à un auditoire très attentif. Et d'expliquer : 'Si l'organisation verticale du secteur est presque totalement parachevée, il n'en demeure pas moins qu'elle nécessite d'être confortée et consolée par la mise en place de passerelles transversales.' À ce titre, le ministre révélera plusieurs décisions à même de favoriser un meilleur environnement de travail pour tous les acteurs du secteur.
Il parlera, en premier lieu, de l'urgence d'entamer des négociations pour l'élaboration des conventions de partenariat entre les différents intervenants. 'Le prochain Sitev édition 2012 pourra être une bonne opportunité pour la signature d'une convention entre Fnat, Snav et la Fédération des hôteliers dans le but de traiter conjointement les questions cruciales liées aux tarifs individuels et de groupes, des tarifs en basse saison, au soutien du tourisme domestique à travers la mise en place des formules de vacances et de séjours adaptés, (')'.
Cette optique est aussi valable pour l'artisanat qui pourrait être apostrophé à son tour par une convention entre la Fédération des hôteliers et la CAM pour dégager les voies et moyens permettant de recourir aux produits de l'artisanat pour la décoration des établissements et l'organisation des expositions thématiques permanentes. Soulagés que l'artisanat soit détaché du département des PME-PMI pour revenir au tourisme, les artisans rencontrés à l'occasion ont déploré, par ailleurs, que leurs produits soient marginalisés au profit du produit étranger.
'Prenez les hôtels, vous verrez que la majorité de leur vaisselle provient de l'étranger alors que nous réalisons de très belles créations. Les produits exposés aux abords des routes sont souvent ramenés de la Tunisie alors que nos produits ne trouvent pas preneur', a dénoncé, pour sa part, Arezki Khendriche de Bouira.
'Il reste beaucoup à faire et le travail est de longue haleine', reconnaîtra le ministre, rappelant à l'occasion que 'le secteur du tourisme influe beaucoup sur la vie économique et sociale d'un pays notamment à travers la création d'emplois, l'insertion des jeunes dans le monde du travail, la dynamisation des activités économiques commerciales et locales'. Pour certaines régions
du pays, le tourisme constitue la seule ou du moins la plus importante activité économique comme c'est le cas à Tamanrasset et Djanet.
'Les pouvoirs publics doivent nous accorder un traitement qui nous sied dans la mesure où le tourisme est notre activité principale. Une saison blanche, s'il elle venait à se répéter signifie la faillite et ce sont des familles entières qui en pâtissent. Cela peut-être insoutenable et l'Etat ne peut ignorer pareille situation', a affirmé pour sa part Cheikh Ahmed Benhaoued, propriétaire d'une agence de voyages à Djanet et membre fondateur de Snava levant le voile sur une situation plutôt difficile pour les professionnels du tourisme dans le grand Hoggar et le Tassili n'Ajjer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nabila SAIDOUN
Source : www.liberte-algerie.com