C'est un cri de détresse que vient de lancer la représentante de la section syndicale de cette municipalité qui affirme que la situation sociale de ces employés s'est gravement dégradée.Plus de 160 contractuels employés dans le cadre du Fonds commun des collectivités locales (FCCL) risquent de renouer avec l'hydre du dés?uvrement à la veille de l'Aïd El-Fitr. C'est un véritable cri de détresse que vient de lancer la représentante de la section syndicale de cette municipalité, Cherifa Reggani, selon qui la situation sociale s'est gravement dégradée pour ces employés, qui se disent victimes de "la gestion approximative des affaires de l'APC".
Censés être placés dans des écoles primaires pour y assurer le gardiennage et le fonctionnement des cantines, ces vacataires n'ont, tenez-vous bien, même pas un statut juridique régissant leur fonction. Privés de plusieurs indemnités et allocations accordées en guise d'avantages aux employés dans le grand Sud, ils percevaient une modique aide mensuelle de 18 000 DA rognée du FCCL, laquelle est initialement destinée aux vacataires affectés dans les établissements primaires. Sauf que la réalité est tout autre. "Nombre de ces vacataires occupent des postes-clés au niveau des annexes communales où ils accomplissent des tâches qui ne relèvent pas de leurs prérogatives.
On les trouve dans les guichets d'état civil et dans les bureaux chargés de délivrer des documents biométriques et des cartes grises, alors qu'ils n'ont pas le statut d'employé. Plus grave encore, certains d'entre eux détiennent tous les mots de passe leur permettant d'accéder au système informatique de cette municipalité, ainsi qu'à la plateforme du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. C'est scandaleux !" dénonce Cherifa d'une voix vibrante de colère et de rage. Accompagnée d'une dizaine de vacataires, des pères de famille pour la plupart d'entre eux, notre interlocutrice nous a montré un paquet de dossiers et une multitude de correspondances, dont la toute dernière a été adressée le 18 mars 2020 au président de la République afin de régulariser la situation de ces vacataires. "Malheureusement, nos missives n'aboutissaient pas. Aucune réponse ne nous a été donnée", regrette la syndicaliste qui en a visiblement ras-le-bol des solutions éphémères et des promesses d'une assemblée incapable de venir à bout de ce problème qui revient tel un leitmotiv depuis deux décennies déjà. Du côté de l'administration, on a appris que le dossier en question a été remis sur la table du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales bien avant l'arrivée de l'épidémie de coronavirus en Algérie et le décret des mesures barrière. "En tout, l'APC compte 163 personnes étant installées sans poste budgétaire qui sont en attente de régularisation, dont 65 employés avant 2008, 48 entre 2013 et 2015 et 50 depuis 2017.
Leur recrutement en qualité de contractuels à durée indéterminée est tributaire d'une autorisation exceptionnelle du ministère de tutelle", a indiqué le P/APC de Tamanrasset, Cheikh Badi. À l'inspection de la fonction publique de la wilaya, on a fait savoir que la régularisation de ces vacataires devrait commencer par l'ouverture des postes budgétaires et par l'émission d'une autorisation permettant de les recruter dans les postes vacants, libérés par des agents communaux partis à la retraite.
RABAH KARÈCHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com