L'absence d'une base juridique et de textes de loi interdisant de porter le drapeau amazigh a joué en faveur des trois militants arrêtés puis relâchés, vendredi, à Tamanrasset. Convoqués hier par la police, les concernés, Kamal Aït Fella, Abdellah Seddiki et Mohamed Nassa, n'ont finalement pas été présentés devant le procureur comme prévu. "L'un des officiers du service de criminologie de la sûreté de wilaya nous a expliqué qu'il n'existe aucun texte de loi, ni article juridique en mesure de conforter notre présentation devant la justice.Nous avons donc récupéré nos papiers et quitté le commissariat comme si de rien n'était", a déclaré Kamal en tenant à remercier tous ceux qui se sont solidarisés avec lui. Tout en dénonçant l'oppression et l'autoritarisme dont ont fait preuve les tuniques bleues à Tamanrasset, Abdellah Seddiki, fervent militant de la cause amazighe, a, de son côté, appelé à plus de vigilance pour couper l'herbe sous le pied du régime en mettant en garde contre "les man?uvres scissionnistes et régionalistes" cautionnées par le pouvoir en place, afin de freiner le processus de la transition démocratique enclenché depuis le 22 février.
RABAH KARECHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Kareche
Source : www.liberte-algerie.com