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Les risques d'une présidentielle



Les risques d'une présidentielle
Les déclarations dangereuses des uns et les mises en garde des autres constituent les dernières pièces du puzzle très délicat à la veille d'une élection à risque multiple.L'élection présidentielle du 17 avril prochain se prépare dans un contexte explosif. Des craintes d'un embrasement général provoqué par l'aventurisme des uns et l'amateurisme des autres sont exprimées. Une fois l'épisode des attaques du secrétaire général du FLN contre le DRS et le général Toufik, qui révélaient déjà une division au sommet de l'Etat, faisant planer un risque majeur de division de la société, dépassé, c'est au tour d'une autre addition d'événements qui menace l'élection.Des manifestations, pour la première fois depuis plusieurs années, d'essence politique se déroulent un peu partout en Algérie. En Kabylie, à Alger, aux Aurès, dans la vallée du M'zab et au Sahara, des glissements dangereux de la situation sont en train de se produire. La mobilisation contre le 4e mandat de Bouteflika se poursuit, et le mouvement Barakat prévoit d'autres manifestations dans les jours à venir. Si les premières manifestations à Alger ont été empêchées par la police, la dernière en date a été tolérée. Dans plusieurs autres wilayas du pays, des citoyens, des étudiants et des intellectuels se mobilisent contre cette option.Dans les Aurès, c'est une blague du directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, qui a provoqué la colère des Chaouis. Des rassemblement ont déjà eu lieu à Batna et Oum El Bouaghi pour dénoncer ses propos. En attendant d'autres mouvements de protestations qui se préparent. Cependant, M.Sellal a fait une mise au point, frisant les excuses, et même le sénateur à qui s'adressait Sellal a expliqué que la blague n'était pas une provocation, accusant les partisans du candidat Benflis de vouloir l'exploiter.Les événements les plus tragiques, sans avoir un lien direct avec la présidentielle, se passent à Ghardaïa où, depuis plusieurs jours, des affrontements sanglants opposent les communautés mozabite et chaâmbie. Les responsables étatiques craignent que les événements de Ghardaïa fassent tâche d'huile et contaminent les autres régions du pays, à la veille d'un scrutin que plusieurs partis ont décidé de boycotter.Le Premier ministre par intérim et le ministre de l'Intérieur, ainsi que des responsables sécuritaires ont été dépêchés sur les lieux pour tenter de ramener le calme.Même dans l'extrême Sud, les choses commencent à bouger. En effet, les Touareg de Tamanrasset et de l'Ahaggar ont décidé d'organiser un rassemblement devant la wilaya de Tamanrasset, le 22 mars prochain.Dans une lettre adressée au Premier ministre et au wali de Tamanrasset, à l'issue d'une réunion des notables, ces derniers disent vouloir protester contre leur exclusion et exiger la prise en charge de leurs problèmes socioculturels et politiques.Les Touareg revendiquent aussi l'enseignement de tamazight à l'école et la transcription des panneaux et autres enseignes en caractères tifinagh. Une revendication exprimée par une élue, lors de la visite de Sellal dans la wilaya, il y a quelques mois.A cela, il faut ajouter quelques éléments qui peuvent entraver le plan du système dans l'organisation de l'élection. Les gardes communaux prévoient des manifestations pour exprimer des revendications, à la fois politiques et sociales. Les anciens rappelés du Service national se sont, eux aussi, inscrits dans la logique protestataire pour réclamer leurs droits tant que le pouvoir a ouvert toutes les vannes, afin de s'assurer un bon déroulement du prochain scrutin.Les déclarations dangereuses des uns et les mises en garde des autres constituent les dernières pièces de ce puzzle explosif, à la veille d'une élection à risque multiple. Qui veut donc ajouter de l'huile sur le feu qui couve déjà sous les braises mal éteintes des épreuves passées'


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