Des médecins affirment avoir saisi vainement les autorités, à maintes reprises, pour mettre fin à cette insécurité qui menace la vie du personnel médical dans les centres de santé de Tamanrasset.Les médecins de l'établissement public de la santé de proximité de la commune de Tamanrasset ont observé hier matin un sit-in de protestation devant la polyclinique de la cité Sersouf, pour exprimer leur ras-le-bol sur le problème de l'insécurité qui les menace au quotidien. Victimes de plusieurs agressions et de harcèlements à répétition, les blouses blanches en appellent au premier responsable de ce secteur "agonisant" pour venir à bout de ce phénomène qui a pris des proportions alarmantes ces dernières années. Près d'une trentaine de professionnels de la santé ont ainsi pris part à cette action qui intervient au lendemain de l'agression verbale dont a été victime un médecin de garde à la polyclinique sus-citée. "Sincèrement, on ne peut plus exercer dans ces conditions.
Nos confrères et cons?urs sont la cible de certains chenapans qui veulent imposer leur diktat à tout prix. L'insécurité règne dans toutes les structures de santé locales où l'exercice de la fonction de médecin est devenu quasiment impossible en l'absence de protection et de sécurité", dénonce un médecin généraliste qui affirme avoir saisi les autorités compétentes à maintes reprises pour en finir définitivement avec ce problème menaçant, en vain. "Nos doléances sont restées comme des lettres à la poste. Nous avons demandé le détachement d'un policier d'une manière permanente afin d'assurer la sécurité des médecins des urgences et ceux assurant les gardes de nuit, du fait de la charge de travail qu'ils subissent et de la déferlante de malades à laquelle ils font quotidiennement face.
Pour des raisons inavouées, le problème n'a pas été pris en charge jusque-là", regrette notre interlocutrice, avant de dégoupiller la grenade des problèmes socioprofessionnels dans lesquels se débat la corporation à Tamanrasset. L'éternel manque d'effectif devant couvrir les besoins signalés dans l'ensemble des EPSP de la wilaya, le manque de logements de fonction destinés à l'hébergement des médecins généralistes et les retards accusés dans la prise en charge des frais de missions effectuées au profit des populations nomades et des localités enclavées sont, entres autres, les revendications formulées par les manifestants qui souhaitent l'amélioration de leurs conditions de travail pour mieux servir le malade.
À ce titre, le directeur de l'EPSP de Tamanrasset, Hocine Messani, affirme qu'hormis les carences déjà signalées au ministère de tutelle, les problèmes des médecins ont été en majorité pris en charge au titre des budgets primitif et supplémentaire de l'exercice 2019.
Pour ce qui est de l'insécurité dénoncée, il a tenu à faire savoir que le problème ne relève pas de son domaine de compétence, mais il l'a quand même signalé aux autorités concernées.
RABAH KARÈCHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com