
La ville de Tamanrasset accuse un déficit énorme en matière d'espaces d'attraction et de loisirs, notamment en ce qui concerne les parcs de jeux pour enfants.Aussi étrange que cela puisse paraître, la capitale du tourisme saharien ne dispose actuellement d'aucune infrastructure de loisirs, au grand dam de la frange infantile. Les aires de jeux réalisées au niveau des nouvelles cités sont vandalisées et saccagées. Le manque est criant et préoccupe davantage compte tenu de son impact négatif sur l'épanouissement aussi bien physique que moral des bambins. Hormis l'espace de jeux de la cité des 1028 Logements d'Adriane où sont encore épargnés quelques toboggans, les parents éprouvent toutes les peines du monde pour divertir leurs enfants. Les autorités, semble-t-il, n'ont pas encore saisi l'utilité de ces parcs dans la croissance des enfants.L'absence de ces espaces est particulièrement ressentie les week-ends et durant la période des vacances. En fait, les enfants de Tamanrasset sont livrés à eux-mêmes, aussi ils occupent les rues et jouent dans des zones à risques. Abandonnés à leur triste sort, ils vont, défaillance parentale aidant, jusqu'à investir des endroits dangereux, sans pour autant que cela inquiète les responsables concernés. A la Direction de la jeunesse et des sports, on nous a appris qu'un parc d'attraction et de loisirs réalisé suivant des normes nationales sera bientôt mis en service. Sauf que cette rengaine est répétée depuis novembre 2013.Le parc en question, auquel des sommes d'argent importantes ont été allouées, a été réalisé à un endroit inadéquat. «Les habitants des cités mitoyennes se sont opposés à l'ouverture de cette infrastructure par crainte des nuisances que provoqueraient les appareils et les machines de jeux», selon certaines sources. Ce qui a contraint la DJS à penser à une probable délocalisation. «On a réalisé beaucoup de choses à Tamanrasset, mais on a ignoré l'essentiel : la vie des enfants», se lamente une mère fonctionnaire de son état. «Nos responsables doivent réellement se pencher sur ce problème», ajoute-t-elle. A quand les espaces de proximité et du parc citadin prévus à la sortie nord de la ville ' Vu la cadence des travaux, les parents prennent décidément leur mal en patience, car la livraison des projets en question n'est pas pour demain.En attendant, l'épanouissement de cette frange reste tributaire des initiatives menées gracieusement par les associations activant dans la région. D'où l'utilité de souligner l'action louable à plus d'un titre de l'association culturelle Assarou n'Ahaggar, qui a pris récemment l'initiative d'ériger un village d'attraction sur la grande esplanade du 1er Novembre. Des toboggans gonflables, des clowns et des karts ont été mis en place au profit des enfants avides de divertissements venus en masse pour sortir de la torpeur quotidienne.Selon le président de l'association, El Hassani Mohammed Lamine, le programme des activités qui prévoit aussi des concours de dessin et de poésie a été mis sur pied avec la collaboration de quelques entrepreneurs bienfaiteurs, comme l'Entreprise publique de matériaux de construction et de l'association culturelle Sidi Abbaz de Ghardaïa. Vu l'engouement enregistré, l'initiative peut servir de matière à réflexion pour les autorités locales qui semblent servir toutes les franges sauf celle des enfants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ravah Ighil
Source : www.elwatan.com